Les 8 entretiens (6ème Partie du 5ème Entretien)

Les 8 entretiens (6ème Partie du 5ème Entretien)

Comme à l’habitude, je reprends au début de cette 6ème Partie du 5ème Entretien, quelques lignes de la fin de la précédente Partie pour pouvoir faire la transition confortablement…


Oui, mais attend ! Pourquoi as-tu eu, réellement, cette réaction de passer devant l’autre ?

Parce que j’ai peur, parce que je suis tendue…

Oui, d’accord ! Mais ça ce sont des analyses traditionnelles de ce type de situations et de réactions… Ce sont des réponses superficielles…

Mais, pourquoi ? Pourquoi « réellement », du point de vue de la Lumière, ce type d’instant se présente à ta conscience ? 

… Et voilà que tu te retrouves, encore, en train de passer devant quelqu’un…

C’est pour que je puisse entendre la conférence d’hier qui m’a permis de me rendre compte qu’avec un peu de cohérence cardiaque je serais peut-être arrivée à améliorer les choses ?

Rires…

L’ombre demande justice : elle veut être aimée

C’est là encore un raisonnement qui est intéressant mais qui ne va pas au cœur de la situation…

Est-ce que ce qui s’est présenté à toi, là, n’était pas une perte de conscience de la Lumière ? 

Ah oui, vraiment !

Est-ce que l’on n’a pas appelé « ombre » cette perte de conscience de la Lumière ?

Oui ! Nous l’avons répété plusieurs fois : « L’ombre n’est que la perte de conscience de la Lumière » …

Alors, pourquoi, cette ombre se présente-t-elle à ta conscience ? Pourquoi, réellement… au plus profond ?

Silence…

Eh bien ! L’ombre se présente toujours à notre conscience pour être reconnue pour de la Lumière, c’est à dire pour être aimée … Toujours !

Et elle se représentera à nous tant que nous ne l’aimerons pas…

Silence…

Et elle a raison… Cette ombre a raison ! Elle ne demande que justice ! Elle veut être guérie.

Accepter… Ou aimer sans condition ?

Alors, la petite nuance c’est que je ne peux pas dire que, dans la première expérience, j’ai aimé ce moment-là…  Mais, je l’ai accepté…

C’est déjà un premier pas… Mais nous parlons bien là d’Amour, d’Amour « sans » condition, et non pas seulement d’acceptation…

Et notre Amour, l’Amour en nous, se manifeste toujours par notre joie ! 

Non ! Moi, je ne l’ai qu’accepté en me disant « oups ! » … et j’ai remercié de le voir… parce que j’aurais pu ne pas le voir !

Et la deuxième expérience, je l’ai accepté aussi… en me disant : « Tiens ! C’est intéressant : tu l’as vu ! »

Mais… je ne sais pas si je l’ai aimée… 

Tu ne t’es pas dit : « Tiens, voici de l’ombre à aimer ? »

Eh bien, non, je n’ai pas vu ça… J’ai pensé : « C’est bien de le voir : c’est qu’il y a un souci ! … Mais en fait… »

Tu veux dire que tu as pris la façon ombreuse de te regarder et d’analyser la situation ?

Eh bien oui ! Voilà ! j’ai fait comme ça, pour l’instant… Mais, je sens bien que ce n’est pas suffisant !

C’est déjà bien de le voir !

Et en effet, nous avons, à chaque instant, l’occasion d’Aimer ! d’Aimer d’Amour…

C’est pour nous une chance… Grâce à ça, nous avons sans cesse l’occasion de nous élever… Chaque fois que nous voyons de l’ombre en nous, c’est une occasion d’augmenter notre conscience de l’Amour vis à vis de nous-même…

Oui… Mais le fait de l’accepter, ce n’est pas une façon de l’aimer aussi ?

Silence…

Non ! Quelque part, il y a quelque temps tu avais dit que « aimer, ce n’est pas accepter… »

Nul ne peut servir deux maîtres à la fois

C’est vrai, que pour l’instant, j’ai eu une réticence, avec le mot « accepter », tel qu’on l’a utilisé jusqu’à ce jour de façon, me semble-t-il, ombreuse…

Nous acceptions l’autre, mais nous avions la croyance d’être bien séparé de l’autre…

Accepter c’est bien, c’est un mouvement, c’est une marche. Mais, ce n’est qu’une marche parmi d’autres… Ce n’est pas « La » marche… ce n’est pas la dernière marche de la justice !

Tous, autant que nous sommes, nous ne voulons pas être « seulement » acceptés… Non, nous voulons être « aimés » … Et c’est juste ! Nous voulons être aimés sans condition… Sans aucune condition !

Tu ne veux pas que je t’accepte, tu veux que je t’aime…

Moi-même, je ne veux pas n’être qu’accepté de toi, je désire être aimé !

Nous faisons une nette différence entre être accepté et être aimé : ce n’est pas la même chose !

Mais, c’est vrai que « aimer », c’est le grand pas… C’est tout simplement « Voir la Lumière dans l’ombre »… C’est tout, simplement, aimer notre ennemi !

En effet, lorsque nous aimons, nous sortons de l’incroyance, où nous pensions que « ça », ça ne pouvait pas être aimé, car nous prétendions que ce n’était pas Dieu… On imaginait, nettement, une séparation entre un dieu et quelque chose.

Et nous entrons dans la croyance, où, là, nous pensons : « même ça », ça peut être aimé… Ça « doit » être aimé!

Nous voulons reconnaître et vivre que nous sommes « Un », absolument Un en Lui … Et nous avons raison !

Oui, et c’est vrai que tous les adultes, comme tous les enfants, nous voulons être aimés sans aucune condition.

Imagine que ma compagne à qui je demanderais « Est-ce que tu m’aimes ? » me répondrait : « Non ! Mais je t’accepte ! » … On aurait alors évidemment un gros problème… Ne nous sentirions-nous pas alors séparés par une illusion de mur ?

Je lui aurais demandé si elle était bien d’accord que nous sommes « Un » … Et elle m’aurait répondu : « Non, nous ne sommes pas un… mais allez, c’est la vie ! »

Inacceptable !

Il est inacceptable de n’être « qu’accepté » dans une relation proche !

Et dès que nous sommes en présence de quelqu’un physiquement ou virtuellement, nous sommes en relation proche…

Dès que nous pensons à quelqu’un, nous sommes en relation proche.

Oui, c’est vrai que nous voulons que toutes nos relations soient heureuses de ce que nous sommes… Nous voulons profondément la paix ! La vraie paix ! 

Nous voulons toujours que l’autre reconnaisse la Lumière en nous, tel que nous sommes à cet instant.

Aimer l’ombre, c’est la paix véritable

Et en réalité, dans notre tradition, chacun de nous a fait une grande différence intellectuelle entre « accepter » et « aimer ». Pour personne ce n’était la même chose ! 

Et ce que nous voulons tous, c’est vraiment « aimer » et « être aimé », sans aucune condition ! 

Aimer c’est le grand pas ! C’est voir la Lumière dans toute l’ombre ! 

Là, nous sortons de l’incroyance où nous prétendions que : « ça », ça ne pouvait pas être aimé, que « ça » ce n’était pas Dieu… Il y avait alors le « bien » que l’on aimait et le « mal » que l’on n’aimait pas ! Nous avions donc imaginé une séparation de Dieu en deux…

Comme si nous pouvions séparer Dieu en deux !

Le pouvons-nous ?

Non, tu as raison ! Nous l’avons déjà dit ensemble plusieurs fois : Dieu, est Infini, Total, Omniprésent, Éternel… C’est la Lumière Absolue… 

L’ombre n’est que la perte de conscience qui résulte d’un usage maladroit de notre libre conscience…

Eh bien là, nous, nous utilisons notre libre conscience inaliénable, pour reprendre notre conscience naturelle qui est une conscience toujours grandissante de la Lumière… Nous redevenons un « croyant » au sens originel du mot…

Maintenant, nous allons reconnaître que même « ça », même cette ombre, même ce « mal », nous pouvons l’aimer ! 

Et nous nous engageons à le faire de mieux en mieux… Nous nous engageons à voir la Lumière partout… y compris, bien sûr, dans cette ombre-là !

Nul ne sera abandonné… jamais

C’est, là, tout le travail… Et nous sommes en plein dedans et dans mille ans, je pense que nous serons encore dans ce même travail…

Sauf que, dans mille ans, derrière nous, il y aura des milliards de mémoires en plus qui auront quand même été aimées et donc reconnues comme Lumière Pure… 

Mais, le travail à accomplir sera cependant encore le même, jusqu’à ce que nous soyons tous conscients du Paradis sur la terre… Tous, sans exception !

C’est à dire jusqu’à ce que, « tous », nous retrouvions cette pureté, cette conscience de la Lumière Pure, sans aucune perte de conscience !

Pour cela, il sera nécessaire que toute l’humanité, jusqu’au dernier d’entre nous, ait aimé toutes les mémoires que nous avions mis en place… Sans aucune exception !

Toute l’humanité ?

Oui, bien sûr, toute l’humanité ! Il faudra que toute l’humanité sans exception ait une conscience sans tache de la Lumière et qu’ainsi toutes les mémoires de l’humanité aient été reconnues comme Lumière, par chacun…

Tant qu’il y a un Être humain sur la planète qui n’aime pas une mémoire, je suis concerné ! Je suis Un avec lui… Je suis partie prenante du problème !

« Un avec lui »,  je suis bien en train de ne pas aimer quelque chose,…

Mais, en même temps, le jour où il n’y en aura plus qu’un d’entre nous, c’est à dire probablement dans un certain nombre de millénaires, la solution sera la même : ce sera d’aimer avec lui cette dernière mémoire ombreuse, c’est à dire d’y reconnaître la Lumière…

Et là, ensuite, une fois que nous aurons réussi, ensemble, à aimer « toutes » nos mémoires, à être heureux de chacune de nos mémoires, une fois que nous aurons reconnu la Lumière dans « toutes » les mémoires, il n’y aura plus aucune mémoires gênantes… Nous n’aurons plus de mémoire d’ombre… Nous n’aurons plus que des mémoires Lumineuses…

Oui, d’accord…

Le Paradis sur terre existe

À ce moment-là, la progression, la suite de la vie dans cet Éden enfin retrouvé, consistera simplement à passer d’un instant de joie pure à un autre instant de joie pure ! 

Il faut reconnaître que ce n’est, pour l’instant, pas si facile que ça de parler de la façon de vivre au Paradis sur terre avec les mots chargés d’ombre que nous utilisons habituellement encore aujourd’hui !

Mais, nous pouvons essayer de dire que nous vivrons, comme on le fait depuis toujours, dans la Lumière… Mais en en ayant une conscience toujours plus grande… et ceci pour toujours ! 

Alors, quand nous étudierons notre « histoire », il n’y aura aucun poids… Parce que toutes nos mémoires, qui constituent notre histoire, seront reconnues pour ce qu’elles sont réellement depuis toujours et pour toujours : la Lumière Pure !

Pour reprendre ton image de « sac à dos » : il n’y aura tout simplement plus de sac à dos disponible ! C’est tout !

Là, la vie ne sera pas terminée mais, à partir de là, enfin, nous jouerons à vivre ! 

Nous avons déjà eu parfois des petits éclats de ressenti de l’Eden, chaque fois que nous sommes surpris par une ouverture, subite, beaucoup plus grande de notre conscience à la Lumière…

Un silence s’installe…

Ça va évoluer comme cela ! Cela me réjouie le coeur de penser que nous allons évoluer comme cela…

Peut-être que, dans l’avenir, nous trouverons une façon plus belle de le penser, de l’imaginer et de le dire… Mais pour l’instant, c’est comme cela que j’exprime comment, me semble-t-il, cela fonctionne…

Être aussi heureux d’accepter que d’aimer

Mais, là, je vais revenir un peu en arrière sur les notions « d’accepter » ou « d’aimer » …  

Eh bien, à cet instant, ce que je suis la plus heureuse de faire, c’est de reconnaître que cette différence, que j’ai imaginé et dont nous avons parlé, entre « accepter » et « aimer » m’a posé un problème !

Attention ! Oui, bien sûr, toi, là, en réalité, tu es en train d’apprendre à être heureuse de ce fait particulier qui est que « Tu es plus prête, pour l’instant, à accepter plutôt qu’aimer » !

Et, pour t’accompagner dans cet apprentissage, tu attends que je sois moi-même heureux que tu en sois là où tu en es… Ceci est parfaitement légitime !

Il n’y a aucune condition au Bonheur dont nous parlons sans cesse…

Est-ce que aimer quelque chose plutôt que de seulement l’accepter peut donc être une condition pour être heureuse ?

Non ! Bien sûr.

Ce que je veux dire, c’est que nous ne sommes pas plus parfait lorsque nous « aimons » un fait que quand nous « acceptons » seulement ce même fait. 

Si nous prétendions qu’il y a plus de Dieu dans le fait d’aimer que dans le fait d’accepter, alors nous serions bien en train de perdre conscience que la Lumière est Omniprésente, n’est-ce pas ?

Ah oui ! C’est vrai ça… On fait une différence tordue… On a prétendu qu’en bas, c’est accepter, et qu’en haut, c’est aimer ! Mais, c’est vrai : est-ce possible ? 

Non ! Cela ne peut pas être la Réalité. 

Dieu Est vraiment Tout, Il est Omniprésent, Omnipotent et Éternel : donc il n’y a pas, en réalité, un concept de Lui qui serait plus Lumineux qu’un autre ! 

Et pourtant, et c’est très intéressant d’aborder cela maintenant, c’est la première fois que je le vois moi-même : tout à l’heure, je t’ai encore invité à imaginer une séparation entre « accepter » et « aimer ».

Mais, si nous appliquons honnêtement notre foi actuelle dans la Lumière, cette différence que nous avons encore prétendue, c’est bien de l’ombre ? C’est bien de l’incroyance, n’est-ce pas ?

Eh oui ! Prétendre que quelque chose est plus « Lumière » que quelque chose d’autre, c’est bien perdre conscience que la Lumière est Infinie, Éternelle… et Omniprésente !

Les premiers seront les derniers

C’est très intéressant pour moi de découvrir cette opposition que je prétendais voire entre « aimer » et « accepter » ! C’est la première fois que je m’en rends compte… C’est incroyable ! C’était une bouffée d’incroyance qui restait suspendue en moi.

Oui, dans cette optique-là, oui !

C’était un résidu de mon incroyance ombreuse que j’ai exprimé là !

Mais, comment est-ce que je vais gérer cette perte de conscience de la Lumière que je viens de découvrir en moi ?

En tous les cas, cela explique le malaise dont je viens de te reparler…

Oui, c’est vrai… Et je te demande pardon de t’y avoir poussé…

Une souffrance, quelle que soit son degré est une invitation à plus de joie, c’est à dire à une conscience plus grande de la Lumière…

Alors ?

Eh bien, alors ? Je vais guérir cette « incroyance » avec de la « croyance »…

Simplement, je décide, là, à cet instant, de reconnaître dorénavant qu’il n’y a pas de différence de Lumière Divine entre « accepter » et « aimer ».

Je vais maintenant être aussi heureux d’utiliser l’un que d’utiliser l’autre quelle qu’aient été mes habitudes de séparation dans mon langage jusqu’à là !

Pourquoi est-ce que, depuis des années, je croyais devoir proposer cette séparation aux gens ? Pourquoi t’ai-je dit cela ? C’était simplement un acte ombreux dont j’avais l’habitude, cela me semblait le mieux… Cela me semblait intelligent, mais en fait, c’était une intelligence sombre… Puisque, aujourd’hui, il m’est évident que je ne pensais là pas ce que j’étais le plus heureux de penser.

Mais en fait, je te proposais de l’ombre et, heureusement, toi tu n’arrivais pas à l’accepter… et tu avais raison !

Ouf ! Heureusement, l’Âme nous propose fidèlement la Lumière comme source de notre pensée, à chaque instant… 

Et un jour, enfin, inévitablement, nous l’entendons … !

Ouf !

Eh oui ! Sinon, on se retrouvait encore avec le problème des points « A » et « B » séparés par une distance que l’on a nommée souffrance…

Exactement ! Fondamentalement, bien sûr, ce n’était pas ce que je voulais, mais bien sûr, il y avait encore de ça en moi : une zone ombreuse où je ne reconnaissais pas l’Absolu Unité Lumineuse entre « accepter » et « aimer » … 

Je pensais que « aimer » était plus lumineux que « accepter » ! Et, du fait de ma perte de conscience de la Lumière Absolue Omniprésente sur ce sujet particulier, j’imaginais un mot plus lumineux que l’autre…

Je prétendais te sauver de l’ombre que j’imaginais avec l’ombre que j’imaginais !

Je suis très heureux de prendre conscience de cette séparation que j’imaginais et je te remercie de ton aide…

… Donc, maintenant, je décide dorénavant de reconnaître l’absolue égalité lumineuse entre « accepter » et « aimer » …

Et hop-là ! C’est la belle vie !

Ce problème est résolu…

Nous préférons être heureux qu’intelligents

Et moi, j’étais en train de me dire que j’aimais le fait d’avoir accepté d’avoir été dans un manque de focus et d’être passé devant quelqu’un !

En fait, c’est vrai ça : j’aime ce que j’ai fait.

Sur le coup, je l’ai vu et je l’ai accepté…

Si je ne l’avais pas accepté je ne l’aurais pas vu, parce que j’aurai mis ombre sur ombre… Du coup… cela me libère et, du coup, il y a l’amour quand même… en toile de fond Éternelle !

Oui ! Et cela se représentera juste pour aimer ce qui reste à aimer dans ce type d’attitude… Parce que quand on aime sans condition, l’Amour c’est Infini, c’est le Divin, c’est la Lumière Elle-même… donc c’est Éternel.

Mais, nous, on ne peut pas prétendre aimer totalement l’Éternel Infini…

En effet, je ne pense pas…

Nous pouvons adorer Dieu de mieux en mieux… Oui ! Cela nous le pouvons et nous le pourrons toujours…

Nous pouvons grignoter de notre conscience l’Infini, pendant l’Éternité … Ça, Oui ! Nous le pouvons ! Et nous le faisons…

Mais être « totalement » conscient de Dieu, seul Dieu Lui-même peut l’être… 

Et nous ne sommes pas Dieu !

Nous ne sommes pas Dieu qui Aime tout depuis toujours et pour toujours… Ça non !

Nous sommes des consciences du Divin qui nous ouvrons, qui nous ouvrons, encore et encore, depuis toujours… et qui nous ouvrirons éternellement…

Voilà comment je le vois.

Plus nous sommes heureux, plus nous sommes intelligents

Et c’est ainsi que, chaque fois, nous faisons un pas comme celui que nous venons de faire et que, par exemple, nous prenons conscience de la séparation que l’on avait imaginée entre d’une part « l’acceptation » et d’autre part « l’amour »… Nous découvrons que cette séparation qui était intelligente, « ombreusement intelligente » était donc fausse… 

Il ne peut pas y avoir de différence possible entre Dieu et Dieu !

Oui, bien sûr !

Donc, il faut lâcher cette « intelligente séparation » entre acceptation et amour au profit d’une simple « Union lumineuse » qui reconnaît que chaque instant que je vis est Dieu Lui-même :

Quand « nous aimons », nous vivons la Lumière Pure… et quand « nous acceptons », nous vivons la même Seule Lumière Pure qui soit !

C’est là, comme d’habitude, une opportunité de reconnaître que, quelle qu’en soit notre conscience, la Lumière nous habite de la même façon Parfaite…

Et que, quel que soit les mots que nous utilisons, quels que soient les concepts que nous mettons en place, c’est de toute façon de la Lumière Pure… dont nous avons plus ou moins conscience ! 

Donc nous n’avons plus à nous juger ou à juger l’autre quand l’un de nous utilise un concept, ou même un mot, plutôt qu’un autre.

Oui, mais, il faut bien avancer ?

Ça, c’est avancer ! Quand nous ne jugeons plus, nous avançons… ou plutôt, quand nous jugeons moins, nous avançons.

C’est intéressant… cette soi-disant séparation…

Oui, mais maintenant, cela fait partie du passé : « c’était » intéressant !

C’était intéressant… cette séparation…

Oui, cela « l’était ».

Nous sommes contents d’avoir pris conscience de cela, de cette unité entre l’acceptation et l’amour. 

Nous sommes contents… mais probablement qu’on ne l’a pas encore fait totalement !

La vie est de plus en plus légère

Non ! Par contre, cela nous a permis de faire un pas… Parce que dans la mesure où j’ai pu dire que je m’aimais dans ce que j’avais accepté, pour moi cela a été important : c’était une possibilité de vivre ma conscience de l’amour, encore un peu plus…

Oui ! C’est cela… C’est le Plan qui se déroule. Si nous lui permettons de se dérouler, Il se déroule dans notre conscience ! Et tac ! Et tac ! Et tac…

Nous le savons, nous le sentons à chaque fois : 

« Ah ! Oui ! … Ça, c’est la Lumière ! »

Et puis : « Ah ! Oui ! … Ça aussi, c’est la Lumière… »

Et puis encore : « Ah oui ! … C’est vrai, ça également, c’est la Lumière ! »

Et nous avons à chaque fois de la légèreté qui s’accumule : tac… tac… tac… c’est en fait de la légèreté que nous « retrouvons » … Elle a toujours été là, et nous en reprenons conscience… Enfin !

Oui, on le ressent très bien… Et cela, à chaque fois !

Si nous sommes heureux à chaque instant… Si, à chaque instant, nous osons penser ce que nous sommes le plus heureux de penser à cette instant, la vie devient une joie permanente, c’est à dire une augmentation permanente de notre conscience de la Lumière.

Nos vies sont alors de plus en plus agréables… de plus en plus lumineuses… de plus en plus légères ! Nous avons de moins en moins de sacs sur le dos !

Voilà ce qui se passe…

Oui, c’est bien là ce que nous ressentons tous…

Répéter… Répéter… Répéter… sans jamais répéter

Mais, en même temps, il nous faut accepter le fait que nous ne sommes que des consciences de Dieu, et non pas Dieu Lui-même, et que donc, inévitablement, nous allons repasser à la merveilleuse « moulinette » de la répétition.

Oui, là, ce n’est plus un souci ! Ce n’est plus un souci tant que nous sommes heureux de répéter…

Voilà ! Nous allons repasser à la moulinette… Et donc cette même conceptions va se représenter à nous pour que nous affinions encore, pour que nous arrivions à y voir, encore plus, la Lumière… 

Et ainsi de suite…

La conscience que j’ai à l’heure actuelle de l’Unité entre « l’acceptation » et « l’amour », c’est ma conscience pour l’instant…

Oui, mais pour l’instant seulement !

Elle est plus intéressante que celle que j’avais il y a quelques minutes ! Et ça, c’est super ! 

Mais, en même temps, je ne peux pas dire : ça y est j’ai tout compris ! 

Non ! Cela va se représenter à un moment donné pour que j’affine encore ma perception de l’Unité Éternelle… Cela va se représenter en une spirale ascendante de l’ouverture de ma conscience qui s’élève pour toujours !

Ça c’est le jeu, c’est la joie… C’est bien !

Oui, il nous faut, simplement, développer ce regard lumineux sur l’intérêt de la « répétition » … et abandonner cette idée que « la répétition, ce n’était pas bien » !

Oui ! Ça, c’était une vieille habitude ! C’est vrai que l’on avait l’habitude de croire que plus nous étions obligés de répéter quelque chose pour le comprendre, plus nous étions un mauvais élève…

Celui qui redoublait une classe était un mauvais élève !

Dieu est toujours égale à Dieu dans tous les Êtres

Oui ! Et que si nous avions besoin de répéter, c’est que nous ne comprenions rien…

Mais cela était faux ! Cela découlait de cette idée, qui avait son origine dans l’ombre… Cette idée que la répétition n’était pas une bonne chose… que la répétition était une perte de temps… etc.

Mais, en réalité, la répétition a toujours été une bonne chose. Si nous avons besoin de répéter, c’est que nous comprenons de mieux en mieux ! 

Si nous répétons, c’est que nous sommes en chemin vers une ouverture de conscience toujours plus grande.

Ce n’était pas du tout pareil ! Mais, nous avions en nous cette lourdeur, en partie parce que, à l’école, nous avions accepté de croire qu’un élève qui avait besoin de répéter 2 fois était meilleur que l’autre qui avait besoin de répéter 10 fois… pour intégrer la même connaissance

Oui, nous validions l’intelligence de l’un et pas celle de l’autre.

Alors qu’ils sont intelligents tous les deux, mais peut-être dans des domaines différents… ou bien dans les mêmes domaines, mais à des époques différentes… 

Peut-être que l’autre va pouvoir dessiner un dessin merveilleux du premier coup et que le premier, pour l’instant, ne sera capable que de faire des carrés et des rectangles ! 

Chacun de nous profite de dons différents à des périodes différentes de son existence… et de ses existences…

Mais chacun a tous les dons possibles… Il y a tellement de facteurs qui font que ces dons s’expriment aujourd’hui ou pas.

Nous n’avons pas tous le même timing !

Tous pour Un, Un pour Tous

Nous sommes tous humains, et quelque part toute partie de chaque être humain fait partie de moi. 

Nous ne sommes pas obligés d’être des experts en tout : en physique, en mathématiques, en anglais, en dessin, en science cosmologique, en musique etc…

Nous ne le pouvons pas dans les 24 heures dont nous disposons chaque jour, chacun de nous.

Mais, nous pouvons profiter des progrès de chacun. Nous sommes tous ensemble… Et nous avançons ensemble… Comme « Un ».

Je peux profiter de la musique que quelqu’un fait, comme si c’était moi qui la faisais… et en effet, c’est moi qui la fait aussi… si nous sommes Un !

Oui ! C’est ça la coopération.

Les 8 entretiens (4ème Partie du 6ème Entretien)

Les 8 entretiens (4ème Partie du 6ème Entretien)

La Foi Vivante

… C’est vrai que la force de l’Unité, c’est l’Amour.

Il faut aimer…

Oui ! Le mot Amour, le mot Espoir, le mot Foi… Qu’ils sont beaux ! Ces mots expriment que nous voulons croire en Dieu l’Unique. 

C’est comme cela que l’on utilise ces mots dans le langage commun ! Avoir Foi, c’est croire en Dieu…

Et dès que nous croyons n’avoir plus foi, nous vivons là un instant d’illusion qui nous semble alors bien compliquée !

Mais l’instant d’après, nous pouvons à nouveau retrouver notre Foi consciente…

En effet, aoir foi ce n’est pas un état bien lisse ! Non, pour l’instant, notre foi présente sans arrêt des hauts et des bas… À des moments, nous avons la Foi, bien consciemment… Et nous nous réjouissons… Et à d’autres moment, nous souffrons de croire l’avoir perdue !

Pourquoi ? 

Parce que nous avons, pour l’instant encore, sans arrêt, notre ombre en nous… et aussi de l’ombre autour de nous ! 

Mais oui, c’est bien ça ! En fait c’est ça que je voulais ! Je voulais avoir une Foi définitive, quelque chose de lisse : je voulais avoir la Foi en une seule fois… et la garder, une bonne fois pour toute, définitivement, sans jamais revenir en arrière !


La Lumière est Infiniment Patiente

Oui, bien sûr ! Que nous en soyons conscients ou pas, nous le voulons tous…. Mais nous n’en sommes pas encore capables !

Et il ne faut pas nous en vouloir ! Pour l’instant, nous avons encore des pertes de conscience de la Lumière bien importantes  ! Nous ne pouvons pas le nier.

En effet, jusqu’à là, il y a encore de l’ombre en nous et de ce fait, nous ne pouvons reprendre conscience que pas à pas… avec des moments d’hésitation ! Mais un jour…

Un jour, avec tous les Êtres nous retrouverons la conscience du Paradis… Ce Paradis dont nous n’avons jamais été expulsés…

Oui, je comprends… Cela veut dire que toute attitude est déjà une attitude valable… Ou plutôt je devrais dire, une attitude efficace ! Et cela que j’en ai conscience ou pas…

Courageusement, je dois reconnaître déjà, même avec ma mi-temps de retard, ce qui s’est donc passé l’instant précédent… et le valider tout de suite ! Même si je ne ressens pas encore un sentiment d’amour…?

Oui ! Le valider tout de suite : tu as raison…

Il s’agit, quoiqu’il se passe, de nous rappeler que c’est bien Dieu que nous vivons tous, à cet instant-même… Et nous le vivons également dans nos doutes-mêmes !

C’est là, probablement, l’un des intérêts, à l’origine en tous cas, de l’usage des chapelets grâce auxquels nous nous aidions à répéter sans cesse le nom de Dieu. 

Un des buts, de cette répétitions, c’est probablement, à l’instant présent de se rappeler de Dieu… Et ceci quelle que soit la situation.

Et si quelqu’un, par exemple, nous a parlé avec violence, de se rappeler de Dieu en égrenant notre chapelet…

Ou bien, si nous-même nous parlons mal, de se rappeler à nouveau de Dieu, en prononçant son Nom de façon têtue.

Oui ! Les orthodoxes ont la prière du cœur. 

Mais, ce que je voulais dire, c’est que si, déjà, j’arrive à garder à la conscience que ce qui m’arrive c’est Dieu Lui-même, c’est très bien ! Et ceci, même si je n’ai pas, à cet instant, un sentiment d’amour débordant…

Amour inconditionnel

L’Amour dont nous sommes inconscients est, bien sûr, autant Lumière que l’Amour dont nous sommes conscients. 

Ainsi, quand je perds conscience de la Lumière, en étant par exemple énervé… Bah ! En réalité, Si Dieu est Tout, ma perte de conscience ne peut être, elle-même, que Dieu Lui-même…  ! 

Envisageons peut-être, si nous l’osons, de ne plus dire et surtout de ne plus penser que la colère, ce n’est pas Dieu.

Cessons de croire que quoi que ce soit pourrait ne pas être Dieu… Eh oui, en effet, c’est absolument impossible, si Dieu Est Tout…

Or, lorsque nous sommes dans le calme, oui, nous savons avec certitude qu’Il Est Tout !

Oui, mais je n’ai, déjà, pas l’impression d’avoir la conscience de Dieu quand je ne suis pas énervée… Alors à plus forte raison quand je suis énervée !

Ce que je veux dire, c’est que…

Choisir ma référence

Non ! Pardon, je t’arrête de suite ! Parce que là, toi, tu viens de prendre, comme début de ton raisonnement, une certaine référence qui ne t’était déjà pas agréable…

Tu viens en effet, et tu peux le vérifier, tu viens de penser une pensée que tu n’étais vraiment pas heureuse de penser :  » Je n’ai pas conscience de Dieu, même quand je ne suis pas énervée ! »

Quand l’un d’entre nous a été vraiment heureux de penser cela ?

Oui, je pense sans aucun doute, que personne n’a jamais été heureux de penser cela.

Alors là, attention ! N’oublie pas pourquoi nous sommes ensemble aujourd’hui…

Là, nous sommes bien ensemble, tout simplement, pour nous entraider à penser ce que nous sommes les plus heureux de penser ! N’est-ce pas ?

Oui, c’est bien pour cela que nous sommes ensemble aujourd’hui…

Alors, par exemple, mettons que tu sois en train de réfléchir tranquillement dans ton lit et que tu ais des jugements sur ceci et sur cela… et tu penses par exemple : « Ça, ce n’est pas bien, et ça, c’est bien » … ou « J’ai du mal à retrouver la joie » … 

Tu vois ? Comme moi, tu as certainement eu ce genre de phrases qui te sont venues à l’esprit… Et tout à l’heure tu l’as exprimées et je l’ai notées au début de notre entretien… En écrivant si mal que j’ai d’ailleurs du mal à me relire …

Ah oui, si, maintenant, je peux me relire : tu avais dit par exemple : « Je m’épuise à vouloir aller bien » … etc.

Toutes ces phrases, tout ça, c’est en Réalité de la Lumière Pure. Et si tu les gères, quand elles viennent à ton esprit, comme étant ce qu’elles sont, c’est à dire comme étant Lumière, elles vont petit à petit passer de l’état ancien, où tu les as pensées comme ombre, à un état nouveau où les mêmes pensées vont s’adoucir… et t’adoucir… et révéler de mieux en mieux la Lumière qu’elles sont en réalité !

Parce que si nous reprenons conscience de la Lumière dans l’ombre que nous avions imaginée, hé bien ! l’ombre, elle, elle disparaît en tant qu’illusion d’ombre… Elle révèle alors ce qu’elle a toujours été, comme tout ce qui existe : Lumière Omniprésente.

Seule la Lumière est Éternelle ! C’est Elle qui n’a pas de fin… Ce n’est pas l’ombre !

L’ombre, elle, elle a eu un début, et elle aura une fin !

Oui mais, pour pouvoir reconnaître la Lumière dans une phrase comme ça, c’est bien qu’à un moment donné je me suis dit : « Ah tiens, j’ai dit ça ? » 

Penser qu’il y a la Lumière dans l’ombre, c’est déjà quelque chose !

Oui ! C’est vrai, au moment où ce type de pensée nous vient à l’esprit nous avons déjà augmenté notre conscience de la Lumière !

Lumière inconditionnelle

Simplement parce que je me suis dit que c’est de la Lumière ?

Je peux me le dire… Mais même si je n’ai pas d’instant d’amour, de joie qui me vient et tout ça, ma conscience de la Lumière a augmenté ?

Oui ! Chaque fois que nous pensons ce que nous sommes un peu plus heureux de penser, notre conscience de la Lumière augmente… Et finalement, ce n’était donc pas bien grave !

C’est pourtant bien ça que je cherche à ressentir à chaque fois !

Oui, mais peut-être, jusqu’à là, en faisais-tu une « condition » de ton bonheur… Parce que, en fait, il semble bien que tu disais : « Je ne serais heureuse que si j’avais ce sentiment d’amour et de joie intense… de suite ». 

Oui, ça c’est vrai ! C’est sûr… Et justement, je ne l’ai pas…

Oui ! Tu as donc mis, jusqu’à maintenant, une condition à ton bonheur : c’était de « ressentir un certain sentiment d’amour et de joie »…

Mais cependant, avoir mis cette conditions, même si c’est une erreur qui cache momentanément la Lumière à notre conscience, ce n’est pas grave !

Tu n’as pas besoin de ce sentiment précis que, toi, tu appelles « sentiment d’amour » pour être en plein dans la Lumière… Il n’y a pas de soucis !

En effet, il n’y a aucune condition pour vivre dans la Lumière.

Que nous le voulions ou pas, que nous le croyons ou pas, nous baignons en Elle… Car Elle est Omniprésente et Absolue…

Et, malgré ce que nous avons prétendu trop souvent, le seul bonheur qui nous intéresse, c’est notre bonheur inconditionnel. 

Un bonheur conditionnel, c’est un bonheur de l’ombre… Alors, ce bonheur conditionné, lui, il a eu un début et il aura une fin ! Mais, nous n’avons jamais été et nous ne serons jamais satisfaits, jamais en sécurité, avec un tel bonheur conditionné ! 

Si je suis heureux parce que je reçois de l’argent… ou parce que quelqu’un est gentil avec moi… ou toute autre chose dite « positive » … Là, il est certain qu’il y aura rapidement insatisfaction : ce type de bonheur est bien sûr très fragile, et il annonce déjà sa fin !

Et moi, et moi ?

Parce qu’il est inévitable que l’inverse va se présenter à notre conscience pour nous questionner avec justesse : « Et moi, moi qui suis « l’inverse », tu ne m’aimes pas ? »

Par exemple : si tu aimais seulement ta main gauche, mais pas ta main droite…

Eh bien, dans un tel cas, tu aurais, sans aucun doute, des problèmes avec ta main droite : cette main mal aimée crierait « Et moi et moi ! Je mérite d’être aimée, comme tout ce qui existe…» Dans ce cas, tu aurais une forme ou une autre de gène à ta main droite : par exemple une douleur, une éruption, une simple obsession ou n’importe quoi d’autre…

Bref, ce serait quelque chose qui va toujours attirer ton attention sur ta main droite que tu avais cru ne pas aimer jusqu’à cet instant…

Et ceci durera jusqu’à ce que tu reconnaisses que tu l’aimes, sans aucune condition… Ça, c’est inévitable ! Et c’est bien réellement parfait ainsi !

Oui, mais ce que je voulais dire, c’est plus par rapport à la vérité, par rapport à la sincérité…

Là, ce que je suis heureux de penser et de te dire, c’est que tu es vraie par essence ! Comme tout un chacun, comme tous les Êtres existant, tu es vraie par construction Divine ! Tu es sincère par décret Divin ! 

C’est Dieu qui nous a créés vrais… et nous ne pouvons pas changer la Création de Dieu… Nous ne pouvons qu’en choisir la conscience, ou l’inconscience…

Et c’est pour cela que nous n’arrivons pas à accepter le mensonge… Nous n’arrivons pas à accepter l’inconscience… En tous les cas, nous n’arrivons pas à l’accepter bien longtemps ! 

Mais, nous ne sommes pas si vrais que ça… sinon nous n’imaginerions pas d’ombre !

Je te répète ce que je suis heureux de te répéter : « Tu es vraie par nature »…

Mais, il faut comprendre que nous, nous sommes faits de Dieu, mais nous ne sommes pas Dieu… Nous avons, depuis le presque début de l’humanité, perdu conscience de notre nature et nous avons inventé l’ombre. Ça, c’est d’accord… et évident !

Mais, notre Nature qui est tissée de la Lumière, Elle, Elle n’a jamais changé et elle ne changera jamais. 

C’est toujours de notre véritable nature que nous sommes heureux de nous rappeler : « Qu’est-ce qui m’a construit ? Qu’est-ce qui m’a fait ? Qu’est-ce qui m’a créé ? De quoi suis-je fait ? » 

L’Âme source de la Vérité

Et là, il nous suffit d’oser répondre à partir de notre Âme et non pas à partir de nos mémoires… Donc, en pratique, il suffit que nous osions répondre ce que nous sommes les plus heureux de répondre à toutes ces questions !

Et alors, là, nous allons nous rappeler, sans aucun doute, que c’est ce que l’on a pu appeler Dieu qui nous a créé… Ou quelque chose d’approchant selon notre éducation et notre choix de conscience…

Mais, là, aujourd’hui, tous les deux, nous savons bien que n’est pas la société, ni nos parents qui nous ont créés. N’est-ce pas ?

Oui, bien sûr !

C’est vrai que la société de ces derniers siècles nous a souvent appris que Dieu était un concept vide et que ce ne pouvait donc pas être Lui qui nous avait créé…

Et la personne qui ne croit pas en Dieu, va, par exemple, dire que c’est ta maman qui t’a créé, ou bien le hasard, ou bien la nature qui ne serait pas Dieu… etc.

Mais, non ! Spinoza nous dit : « Dieu ou la Nature » … Il nous dit donc que la Nature, c’est Dieu, et que Dieu c’est la Nature… Il n’en démord pas… et nous sommes bien du même avis, n’est-ce pas ?

Oui, c’est vrai : c’est ce que je pense fondamentalement…

Être, c’est être beau

Tu es, inévitablement, comme chacun de nous et comme tout ce qui existe, un bel Être et donc, en ce qui te concerne, une belle personne humaine… C’est tout !

 Et cela nous sommes, tous les deux, vraiment heureux de le penser… Bien sûr !

Et, comme tout ce qui existe, tu es aussi en évolution bien sûr et ta conscience s’ouvre sans cesse ! Et je suis témoin que tu as fait des progrès importants…

Bien sûr, tu n’as pas attendu que nous nous rencontrions pour en faire, mais, tu en as fait également depuis que nous travaillons ensemble et ceux-là, j’ai pu les observer…

Mais, en tous les cas, c’est vrai, c’est toujours la même chose pour chacun de nous : dés que nous reconnaissons à nouveau un peu plus la Lumière, le portillon de notre conscience va être encore plus sollicité ! Et la cloche de ce portillon va à nouveau beaucoup sonner !

Ah, ça oui ! C’est vraiment l’impression que j’ai actuellement…

Eh oui ! C’est comme si de nouveaux aspects de nos vies nous disaient sans cesse : « Tu as été capable d’aimer telle chose et telle autre chose… Tu as pris conscience de la Lumière en ceci et en cela également… Et moi ? Et moi que tu n’as jamais aimé ? Ne veux-tu pas essayer de m’aimer aussi ? » 

C’est comme cela, bien sûr ! Le portillon de notre conscience est assiégé par tous ces aspects de nous que nous n’avions pas encore envisagés comme Divins ! Ils s’y présentent pour y être reconnus comme tels : de la Lumière Pure ! Ils secouent le portillon pour que nous l’ouvrions… Ils tirent sur la cloche ! Bref, ils font beaucoup de bruit !

Et nous, nous allons essayer, une fois de plus, de les aimer un peu plus, eux aussi… Allons-nous y réussir cette fois-ci ?

Une masse de mémoires

Il faut comprendre que cela fait des masses d’aspects de notre vie que nous n’avons pas aimés et qui arrivent à notre conscience à des moments opportuns… Et, c’est vrai qu’à des moments, nous pouvons nous sentir un peu dépassés… Ou même complètement dépassés !

Mais, d’un autre coté, c’est un peu comme pour toutes les activités : de temps en temps, il faut tout de même savoir s’arrêter un peu, sinon nous pourrions y passer 24 heures sur 24 pendant des mois et des mois !

Il y a, depuis des vies et des vies, tellement d’aspects de notre Être que nous avons prétendus ne pas être de la Lumière…

Mais, il nous faut dormir, il nous faut manger également… Alors, à un moment donné, il faut savoir dire : « Stop ! j’arrête ! Je me repose un peu et ensuite je recommencerai à me concentrer sur cette activité absolument essentielle… »

Parfois, cette masse de mémoires mal aimées qui arrive et se présente à notre conscience est tellement importante que nous avons même l’impression de régresser et cela met en question notre foi dont nous nous mettons à douter…

Mettons que nous avons enfin reconnu et pris conscience de la réalité « Lumière » d’un aspect de notre vie en travaillant beaucoup notre pensée dans ce sens…

Est-ce que le simple fait de le reconnaître et de l’aimer va faire que nous n’aurons pas à aller plus loin pour travailler cet aspect ?

Non, bien sûr ! Ce qui va se passer, inévitablement, c’est que si nous avons enfin reconnu que quelque chose n’était que Lumière, alors que nous ne l’avions pas reconnu jusqu’à là, alors, rapidement, il y a une autre chose qui va venir à notre conscience pour être reconnue, également, comme Lumière… Et ce n’est que justice !

En effet, ce n’est pas fini ! Il y a un fil ! C’est comme un fil d’Ariane que nous tirons petit à petit : il va y avoir la suite ! Et en effet, il y a la suite, inévitablement ! 

Nous, nous venons de travailler et d’améliorer notre perception du Divin sur un sujet… Et nous sommes arrivés à penser, au moins une fois maintenant : « Ah oui, cela aussi, c’est de la Lumière Éternelle ! » Nous vivons un moment d’illumination… C’est super ! 

Mais, la suite va se présenter automatiquement ! « Et moi ? Et moi ? Est-ce que je ne mérite pas aussi d’être reconnu comme une expression de la Lumière ? Est-ce que je ne peux pas être reconnu comme étant la Lumière Elle-même, moi aussi ? »

Et là, ensuite, mettons que nous arrivions à reconnaître également celui-ci et que nous l’incluons aussi dans notre conscience de la Lumière Infinie. Eh bien ! Il y en a encore un autre qui arrivera au portillon de notre conscience… c’est inévitable !

Donc, en fait, cela se fait automatiquement ! C’est une suite logique… Tout mérite d’être reconnu pour être ce que c’est : c’est à dire de la Lumière Pure…

Et donc, tout viendra à ma conscience en temps utile… Je le vois bien à cet instant !

La Logique de la Lumière

Oui, c’est vrai ! Mettons que nous venons d’améliorer notre perception, notre conscience du Divin à propos d’un sujet… Voilà ! Mais le sujet suivant se présente dès que c’est favorable. 

Mettons que ce deuxième sujet aussi, nous le travaillons : nous lisons, nous discutons, nous regardons des vidéos, nous consultons des thérapeutes, nous prions… et finalement nous reconnaissons que cela aussi, c’est la Lumière Divine… Nous le voyons et nous l’incluons : maintenant, pour nous, ça aussi c’est Dieu ! 

Et là, hop ! Aussitôt que possible, il y a un troisième sujet qui arrive au bord de notre conscience : c’est vraiment inévitable ! Et c’est souhaitable.

Ce que je veux dire, c’est que donc tout cela, ce ne sont que des reconnaissances de Dieu qui n’ont pas été réalisées ?

■ 

Oui ! C’est ça ! En tout cas, au minimum, elles ont à être encore améliorées… En effet, en général, ce n’est pas réussi totalement en une seule fois !

Prenons par exemple le sentiment de colère ou d’insatisfaction, au n’importe quel autre… À chaque fois qu’il se présente à notre conscience, nous osons aimer notre colère de notre mieux à cet instant ! Eh bien, la partie de cette colère qui n’a pas encore été aimée va dire : « Et moi ! Et moi ! ». 

Donc la colère revient à notre conscience pour être aimée encore plus : au niveau pratique, soit nous nous mettons à nouveau en colère nous-même, soit quelqu’un d’autre se met en colère, soit nous regardons un film dans lequel il y a de la colère qui s’exprime…

Pourcentage d’Amour ?

Mais, là, nous avons réussi à aimer disons 1 % une première fois et, cette deuxième fois, nous osons aimer encore 2 %… Puis encore 1% une troisième fois… etc…

Mais, pour continuer avec cet exemple, à ce moment donné, il ne reste plus que 96 % de cette colère à aimer… Là, nous allons donc revivre la même émotion de colère pour l’aimer encore plus, autant que nous en sommes capables à cet instant…

Et là, au cours de ces retours, nécessaires et justes, de la colère qui se présente à notre conscience pour être aimée toujours mieux, à plusieurs moments, nous pouvons très bien nous dire : « Je suis nulle… Je n’avance pas ! Je ne fais aucun progrès ! À chaque fois, j’essaye de bien aimer ma colère… mais je reste coléreux ! Je ne vaux rien ! L’amour, ça ne marche pas ! Il faut que je me remette à combattre cette mauvaise colère… etc. »

Mais, non ! Ce n’est pas du tout cela ! Lorsque, plus tard, nous avons réussi à aimer, disons, 30% de notre colère, elle, elle revient encore pour être aimée encore plus ! Et lorsque nous l’aurons aimée à 90 %, elle va encore se représenter pour être aimée encore plus, peut-être à 91% ! 

Et du coup, de colères en colères nécessaires pour progresser dans notre conscience de la Lumière en elles, nous pouvons avoir l’impression, encouragée par l’ombre, que nous sommes un échec permanent… 

Mais non ! Nous avançons, pas à pas, dans notre projet de toujours aimer mieux tout ! Nous avançons dans notre projet de reconnaître la Lumière en tout !

Comme un bébé qui tombe et retombe courageusement environ 2000 fois pour apprendre à marcher… Courageusement, il se relève à chaque fois et continue à essayer… jusqu’à ce qu’il arrive un jour à marcher !

Mais, nous, combien de temps allons-nous mettre pour aimer la totalité de la colère ? 

Actuellement, je crois que nous allons mettre le temps nécessaire pour que l’humanité tout entière arrive à l’aimer et en soit ainsi guérie… C’est probablement les derniers pourcentages qui demanderont le plus de répétitions… Car alors toute l’humanité est de plus en plus concernée par notre colère…

En effet, que nous le croyons ou pas, nous somme « Un » et la colère de l’un appartient à tous, comme la colère de tous appartient à chacun de nous…

Personne ne peut être abandonné ! C’est un travail d’équipe… c’est le travail de l’immense équipe que l’on appelle « Notre belle humanité »

Alors, en fin de compte à chaque fois, c’est aimer qui est essentiel ? Ce n’est pas de comprendre ? 

Comprendre n’est-il pas nécessaire pour aimer ?

Plus je suis heureux, mieux je comprend

Non ! Nous l’avons déjà dit, plusieurs fois je crois et c’est toujours une bonne chose de le répéter : « Nous préférons être heureux que comprendre » !

Donc si nous le disons avec les mots que tu viens d’utiliser : « Je préfère aimer que comprendre »… Il n’y a pas de doute : pour moi il n’y a pas photo !

Mais, par contre, c’est vrai qu’il est certain que « Plus je suis heureux… mieux je comprends » … Ça, oui !

Ça veut dire que je ne deviens pas plus stupide parce que j’aime plus… Bien au contraire !

Donc : « Je préfère être heureux que comprendre, mais plus je suis heureux, mieux je comprends. »

Et si nous prenons l’exemple de la colère, cela nous donne tout simplement : « Je préfère être toujours plus heureux de la colère, plutôt que de la comprendre… Mais, plus j’en suis heureux, mieux je la comprends. »

Ou bien, nous pouvons le dire autrement comme cela : « Nous préférons aimer la colère que de la comprendre, mais plus nous l’aimons, mieux nous la comprenons. »

Oui, justement, c’est bien ce dont j’avais l’impression : quand nous commençons à aimer quelque chose, tu me dis bien que, ensuite, il y a d’autres fils qui se présentent, n’est-ce pas ? Ces autres fils font partie en fait de la compréhension, ils sont logiques ! Non ?

La logique de l’Âme ?

Oui, il y a certainement une logique… Mais c’est une logique qui ne nous est pas accessible avec notre pensée… C’est la logique de l’Âme et non pas la logique de nos mémoires mentales.

Cela a pu nous être dit très clairement : « Faisons l’élévation du passé, c’est à dire aimons-le enfin tel qu’il est… Et il n’est pas du tout nécessaire d’aller le fouiller pour le comprendre, pour le décrypter dans le détail… « 

Élever notre passé suffit ! Comprendre notre passé dans tous ses détails n’est pas intéressant… pour l’instant en tous les cas ! Et de toutes les façons, la pensée en nous n’en est pas capable… pour l’instant !

Quand je dis « pour l’instant », je veux dire que nous ne pouvons pas réellement comprendre ce que nous n’aimons pas…

Mais, plus nous l’aimerons, plus nous le comprendrons.

Silence…

Moi, j’ai besoin de concret !

Par exemple, par rapport à ce sentiment de « ne pas être dans la vie » … Je ne me souviens pas exactement comment j’avais exprimé ça…

Tu avais dit : « Je ne suis pas dans la vie » … à un moment donné… Et je l’avais noté là.

Alors ! La prochaine fois que ce sentiment se représentera et que j’en aurai conscience… et que j’aurai mis un peu plus de Divin dans cette prise de conscience… et ainsi à chaque fois…

Non, pardon de te couper ! Mais tu ne peux pas mettre « un peu plus de Divin » dans quoi que ce soit. Je comprends que c’est une expression habituelle… Mais attention !

Non ! Tu as raison : un peu plus de Lumière…

Non, non et non, là également ! Nous ne pouvons pas mettre dans quelque chose, ni un peu plus de Divin, ni un peu plus de Lumière, que l’Infini qui y Est depuis toujours et pour toujours !

Il ne peut pas y avoir plus de Dieu que Dieu Lui-même en quoi que ce soit !

Oui, pardon ! « Plus de conscience de Lumière ». 

Oui, voilà ! C’est cela ! Donc, « Tu auras un peu plus conscience de la Lumière dans ce phénomène… »

Oui ! Donc, globalement, je continuerai à me sentir quand même « pas dans la vie » … jusqu’à un moment donné où je me sentirai de plus en plus dans la vie ?

Oui, c’est cela ! Tu auras des moments de bonheur…

La conscience est un mouvement

Parce que, attention ! Chaque fois que tu as une accélération du mouvement naturel d’ouverture de ta conscience, tu as un moment de joie, tu vis un moment agréable !

Oui, c’est vrai ! Je valides !

Si nous ouvrons notre conscience du Divin sur un aspect de la vie où jusqu’à la nous n’avions pas pu le faire, le sentiment que nous avons alors, c’est de la joie ! Ça c’est sûr ! 

C’est vrai… Oui ! Mais ce ne sont pas toujours des joies immenses comme j’ai pu les vivre parfois… et que j’attendais toujours !

Non, non ! C’est le plus souvent de la paix, c’est un sentiment de plénitude…

C’est vrai ! Et ça je l’ai encore eu ce matin quand j’ai reconnu que ce que j’avais vécu était quelque chose de bénéfique…

Nous avons donc ces moments de plénitude… mais l’instant d’après nous avons la suite qui se propose à notre conscience. Alors comment cela est-il relié ? Cela peut se présenter de façons très différentes…

Et là, je commence à faire un petit schéma explicatifs…

Fais attention ! Parce que le dessin que tu es en train de me faire passe très mal à l’audio : il ne sera pas enregistré !

Rires…

Oui ! C’est vrai !

Aimer et laisser faire

Ce n’est pas toujours un fil évident. Ce n’est pas toujours le même sentiment, concernant la même problématique qui va se présenter à la suite d’un certain aspect de la vie sur lequel nous avons réussi à ouvrir notre conscience !

Par exemple, après un premier « sentiment de colère » qui s’est présenté à notre conscience pour être plus aimé et que nous avons finalement réussi à aimer un peu mieux… Eh bien, ce n’est pas nécessairement exactement le même sentiment de colère qui va se représenter à nouveau à sa suite ! Mais peut-être que ce sera « un sentiment d’abandon » … ou bien « un sentiment de peur » ou bien « d’injustice » … ou tout autre sentiment dont nous sommes parfois très surpris ! Il y en a comme cela des milliers…

En fait, c’est le Plan Divin qui organise la manière et l’ordre dans lesquels se présentent les différents aspects à aimer un peu plus à chaque fois, en fonction de nos capacités… et de l’urgence…

C’est une forme de musique merveilleuse nous proposant notre ouverture de conscience qui se présente à nous sans que, en général, nous le décidions nous-même volontairement…

Ce n’est pas dans un ordre que notre logique mentale limitée puisse, en général, comprendre…

Alors, c’est simple en fait : « C’est aimer et laisser faire ! »

Voilà ! Oui ! Il n’y a pas de soucis à se faire… Tout se présentera au bon moment…

Et si c’est inacceptable pour l’instant par nous… He bien ! Cela ne se présentera tout simplement pas encore !

En effet, quelque chose que nous sommes absolument incapables d’aimer aujourd’hui ne se présentera pas à notre conscience aujourd’hui…

Ah non ! Il y en a certainement une tonne de choses que je suis encore incapable d’aimer !

Je n’ai pas du tout envie de les voir arriver les unes après les autres !

■ 

Non, non, non ! Ce n’est pas possible que cela arrive dans la dysharmonie !

Pourquoi ? 

La Lumière nous protège et nous enseigne… Patiemment

■ 

Parce que nous avons une protection naturelle…

Ah oui ! J’avais oublié ça… Et pourtant, c’est important !

Ne se présentera à ma conscience que ce que je suis capable d’aimer.

■ 

Oui voilà ! … Par exemple : tel aspect de la vie, tu n’es pas encore capable d’apprendre à l’aimer… Alors il ne se présentera pas encore à ta conscience… Et en effet, dans ce cas, cela serait complètement contre-productif.

Mais, cela pourra se présenter à la conscience de ton voisin, parce que, lui , il est déjà capable aujourd’hui de commencer à apprendre à l’aimer…

La vie est « un cours de bonheur », mais « sur mesure » !

Chacun de nous a un précepteur particulier : c’est Dieu Lui-même.

Les leçons d’amour que la vie nous présente nous sont proposées en fonction de nos capacités, et ceci dans l’ordre parfait permettant au mieux notre apprentissage !

Et la leçon est répétée, autant de fois que nécessaire, jusqu’à ce que nous soyons enfin capables d’aimer tel ou tel aspect de notre vie.

Telle leçon peut donc ne durer que quelques secondes, parce que nous avons été capables d’apprendre à aimer presque instantanément ce que nous nous sommes proposé à aimer… 

Mais cette même leçon peut durer des années, patiemment, ou même, et c’est souvent le cas, des vies et des vies ! 

Donc, pour résumer : chaque fois que je prends conscience de quelque chose, c’est que je suis capable de l’accepter !

■ 

Non, ce n’est pas tout à fait ça ! Chaque fois que tu prends conscience de quelque chose, c’est que tu est capable d’apprendre à aimer plus cette chose dont tu prends conscience.

Attends ! Et qu’est-ce que j’ai dit ?

Eh bien… Je ne le sais plus… On le verra puisque c’est enregistré. Je ne m’en souviens déjà plus !

Rires…

En fait, je crois que là, nous revenons sur la discussion que nous avons déjà eu à propos de « aimer » et « accepter » ! Enfin… Peu importe…

Enfin, tu peux faire comme tu veux… Mais ce que je veux dire, c’est que nous ne verrons toujours venir à notre conscience uniquement ce que nous pouvons digérer aujourd’hui, c’est à dire ce que nous pouvons apprendre à aimer un peu plus aujourd’hui… 

Oui, c’est ça !

Mais, ce que nous ne sommes pas prêts à digérer, parce que nous n’en sommes pas du tout capables à cet instant, parce que nous n’avons pas encore assez de sagesse, eh bien cela ne se présentera pas encore à notre conscience.

Mais, le corolaire de cela, c’est que si ça se présente à nous à cet instant, c’est que nous « pouvons » mieux l’aimer… Sinon, cela ne se présenterait pas à notre conscience !

Oui, oui ! Je comprends bien.

Donc nous sommes en sécurité… quelle que soit nos préjugés !

Oui, oui ! Mais, c’est important de le dire parce que du coup, nous nous sentons en sécurité… Et du coup nous pouvons y aller !

Voilà ! Nous pouvons peut-être aimer ce qui nous arrive ! En tous les cas, nous pouvons apprendre à l’aimer…

Même si nous nous bloquons en prétendant que nous ne pouvons pas l’aimer : nous sommes cependant « réellement capables » de mieux l’aimer, c’est à dire d’en être plus heureux… C’est certain ! Sinon cela ne se présenterait pas à notre conscience.

Donc, si tu veux, chaque instant que nous vivons… Eh bien, à la mi-temps d’après, nous pouvons mieux l’aimer, nous sommes capables d’en être plus heureux… Et ceci, même si nous avons pu prétendre jusqu’à là que ce n’était pas possible !

Ça, c’est sûr ! Il y a la garantie que c’est possible ! Nous allons le faire ou ne pas le faire parce que nous avons notre libre arbitre, mais là, nous « pouvons » choisir de le faire.

Nous en sommes capables ! Nous avons la carrure pour le faire ! Nous avons les muscles pour le faire ! Nous avons tout ce qu’il faut pour pouvoir le faire ! 

Si cela se présente à notre conscience, c’est que nous pouvons l’aimer mieux !

Je suis têtue : mais j’en reviens justement à cette chose qui s’est présentée : que « je ne retrouvais plus la joie »… Je ne sais plus bien comment j’ai dit ça…

Ce que j’ai écrit, quand tu l’as dit, c’est : « J’ai du mal à retrouver la joie » …

Oui ! J’ai du mal à retrouver la joie.

Dieu est Imperdable

En réalité, ce n’est pas possible ! C’est incompréhensible ! Parce que la Joie dont nous parlons là, Elle, Elle est Éternelle, Elle est Absolue : c’est Dieu Lui-même…

Donc…

Mais alors, si cependant j’ai cette pensée-là, qu’est-ce que je peux…

Eh bien, quand tu m’as dis ça : « J’ai du mal à retrouver ma joie », c’est la même chose que si tu m’avais dit : « J’ai du mal à retrouver Dieu » … 

Mais Dieu, tu ne L’as jamais perdu ! Nous ne pouvons jamais Le perdre, puisqu’Il est Tout !

Dieu est Imperdable… Il est Omniprésent…

Et puis, si l’on utilise tout simplement la question la plus importante que l’on puisse se poser : Quand as-tu été heureuse de penser « J’ai du mal à retrouver ma joie » ?

Jamais ! Ça, c’est vrai, sans aucun doute !

Bon, alors, je peux la transformer cette phrase ? Je peux dire : « Je n’ai… Je n’ai… »

Tu peux dire, si tu le veux, par exemple : « J’ai de moins en moins de mal à retrouver la joie. »

Mais, j’ai de plus en plus de mal à reprendre conscience de la joie !

Pour moi, ça c’est faux ! Non ! Ce n’est pas du tout ce que j’observe ! Toi, tu as clairement de plus en plus de facilité à retrouver la joie.

Eh bien non ! Moi, je ne la trouve pas, en ce moment ! Je suis de plus en plus impactée…

L’ombre a peur de mourir

Mais là, ça y est ! Voilà ! Là, dans les quelques phrases que tu viens de dire, tu viens de retrouver d’anciennes habitudes ! 

Ce n’est que de l’ombre… Ce n’est que de la perte de conscience de la Lumière. 

Tu l’as dit toi-même, tu n’as jamais été heureuse de penser cela, même si tu l’as beaucoup pensé !

Oui, c’est bien vrai… Tu as raison… Et je ne suis vraiment pas heureuse de penser de tels choses…

Alors, comment vas-tu faire, si tu choisis de les penser : tu vas ensuite te croire obligée de les argumenter… Tu vas te faire l’avocate de l’ombre !

Alors, là, tu va te dire : « Non, ce n’est pas possible  que je retrouve ma joie pour telle ou telle raison ! », « Le Bonheur, ce n’est pas pour moi… » etc. Mais tout cela, ce sera une argumentation qui va nécessairement être ombreuse… et donc douloureuse.

C’est à dire que nous avons toujours pris des arguments de l’ombre pour défendre notre ombre. 

Et alors, bien sûr, tu ne serais alors heureuse d’aucun des arguments que tu vas utiliser pour dire que tu as eu raison de penser ce que tu n’étais pas heureuse de penser et que tu as donc eu raison de souffrir…

Mais, pendant trop longtemps, nous n’avons pas osé faire autrement, parce que si nous pensons la Lumière, alors hop ! Notre ombre va disparaître !

Et là, c’est la panique de l’ombre en nous ! La plus grande peur de l’ombre, c’est de mourir… En effet l’ombre sait qu’elle va mourir, elle ne croit pas en l’Âme…

Alors, dans son aveuglement, c’est la panique… Et dans cette état de panique, l’ombre en nous s’enfonce et se fait encore une fois l’avocat d’elle-même !

Mais, c’est bien classique… Et nous avons tous vécu cette expérience…  que ce soit nous-même personnellement ou bien nous-même en tant qu’humanité…

2017/8 • Mer

Mer

Oh ! Mer aimante…

Oh ! Mer Calme, Pure et Profonde… à l’Infini…

Nous avons imaginé ombres et tempêtes !

Oh ! Mer de Paix, Mer d’Amour et de Dons…

Nous avons imaginé pouvoirs et séparations !

Oh ! Mer Claire, Étincelante et Multicolore…

Nous avons imaginé le terne et le sombre !

Oh ! Mer Éternelle, aux Horizons Sans Fin…

Nous avons imaginé limites et peurs !

Oh ! Mer de Sécurité Absolue, Vie Éternelle…

Nous avons imaginé l’instant séparé de Toi !

Pourtant…

Nos yeux, ouverts ou fermés, ne voient que Toi !

Tu es notre horizon et notre cœur…

Nos oreilles n’entendent que le calme de Ta présence !

Nous sommes si avides de T’écouter…

Tu nous embrasses de dedans…

Notre seul désire : Te ressentir en tout ! En tout !

Ton Unité, parfaite, c’est notre destin…

Et nos tempêtes ne nous cisèlent que selon Ton Plan !

Notre fidélité s’élève à chaque époque,

Chacune de nos vagues efface nos maladresses…

Oh ! Mer d’Amour,

Merci d’Être !

Vendredi 19 Mai 2017

2017/7 • Raconte-moi une histoire !

Raconte-moi une histoire !

Toujours, l’enfant aspire à l’histoire que nous lui racontons…

Nos paroles, nos livres, nos films parlent toujours de lui,

Ton enfant !

Tous, nous sommes l’ombre et la Lumière de toutes ces histoires

Qui coulent dans notre voix

De notre passé vers notre avenir…

Nous sommes Tes rayons de Lumière Éternelle

Qui, toujours,

Éclaire l’ombre que nous avons imaginée…

C’est notre histoire !

Nous la vivons à chaque instant !

Nous ne parlons que d’elle :

Depuis que nous avons fermé nos yeux,

Nous racontons :

Ta Lumière Originelle,

Dans laquelle, lorsque nous sommes conscients,

Nous vivons l’Éden…

Mais, pour l’instant,

Nous ne pouvons ignorer notre ombre

Que nous avons inventée, une nuit,

En perdant conscience de Toi.

Et ce soir, comme chaque soir,

Avant de s’endormir,

L’enfant veut entendre, encore et encore,

Cette histoire véritable :

L’histoire

De l’Espoir,

De la Foi,

De l’Amour

Qui éclairent, pour toujours, son ombre… !

Et, là, centre de ce qu’il entend,

Il s’endort en me tenant la main,

En aimant mieux demain…

Lundi 15 Mai 2017

2016/2 • Encore

 

  

Encore

Ma pensée,

Éclat de Ta Lumière,

S’élève

En Toi.

Mon ombre

Jamais ne T’éteindra,

Jamais !

Toi, Tu Sais que je suis

En Toi,

Moi, je crois que je voyage

Vers Toi.

J’arrive à chaque instant

En Toi.

Enfin

Ton don

Je reçois

Encore…

Ton 1er Janvier 2016