Les 8 entretiens (5ème Partie du 5ème Entretien)

Les 8 entretiens (5ème Partie du 5ème Entretien)

L’humilité de l’instant

Mais non ! Ça revient parce que nous avançons… La roue de la colère tourne pour que nous avancions… et une partie d’elle touche le seuil de notre conscience une première fois… Pour que nous continuions à avancer, il faudra bien que cette même partie de la roue touche notre conscience de nombreuses fois…

Et à chaque fois peut-être, nous penserons : « Zut ! je n’ai rien compris ! » Mais ce n’est pas vrai… nous avançons toujours… toujours !

Ayons cette « humilité de l’instant » … 

L’humilité de ce petit travail « local » …

« L’humilité de l’instant » ? C’est beau !

Ne détournons pas notre regard de l’instant, sinon nous nous retardons en ne validant pas cet instant… en ne reconnaissant pas Dieu dans ce petit instant que nous venons de vivre…

Et nous avons souvent prétendu que nous ne pouvions reconnaître Dieu que d’un seul coup dans tous Ses Instants à la fois ! Ou pas du tout !

Oui, c’est vrai, j’ai tellement prétendu ne le reconnaître que « parfaitement » et « définitivement »…

Voilà ! c’est ça ! C’est un peu comme si nous disions, je ne prendrai cette première bouchée de mon repas que lorsque mon repas sera terminé…

Tant que nous persisterions dans cette attitude, nous maigririons… jusqu’à, finalement, mourir !

Et si nous reprenons l’exemple de la colère, c’est comme si nous décidions de ne commencer à essayer d’aimer notre colère qu’une fois que nous aurions réussi à l’aimer !

N’oublions surtout pas que Dieu est Infini et que pour en prendre conscience il nous faut, tout simplement, Son Éternité…

L’échec est la route du succès

Si, à chaque instant, nous ne cessons jamais d’essayer sans réussir, nous réussirons !

C’est comme le jeune enfant qui apprend à marcher en essayant et en échouant un grand nombre de fois, 2000 fois en moyenne… jusqu’à ce qu’il réussisse.

Et là, à l’instant où il a réussi à marcher quelques pas pour la première fois, que voyons-nous dans ses yeux ?

Donc, finalement, tu veux dire que nous vivons ces colères répétées pour apprendre à les aimer ?

Oui, bien sûr ! 

Comment apprendre quelque chose sans le répéter ?

Comment apprendre à reconnaître la Lumière dans notre colère sans répéter cette colère ? 

Et comment y arriver d’un seul coup dans cette vie, alors que depuis des vies et des vies la colère nous a été interdite à tous… 

Seules les autorités malades ont eu la permission, voir le soi-disant devoir, d’exprimer leur colère ? Mais, là, elles, sans jamais en être heureuses !

Alors, cela nous demande un certain nombre de répétitions pour apprendre à aimer quelque chose dont il nous a été interdit d’être heureux depuis le presque début de l’humanité !

Et c’est encore plus difficile, si nous sommes seuls, isolés, dans un milieu qui combat et condamne l’ombre, plutôt que d’envisager de l’accueillir et de l’aimer !

Oui, oui ! Je comprends et je suis bien d’accord avec cela…

Alors, il faut vraiment nous entraider et travailler, instant par instant, sans jamais accepter l’échec comme un échec, mais seulement comme un moyen de réussir…

Oui ! C’est cela…

 Et c’est, sans aucun doute, l’instant précédent dont il est le plus facile d’avoir conscience ! 

Par exemple, on vient juste de vivre une colère… Et la mi-temps d’après nous avons une chance merveilleuse de pouvoir choisir une conscience de la Lumière encore plus claire « dans » cette colère que nous venons de revivre là, juste à la mi-temps précédente…

Un pas après l’autre… C’est comme lorsque nous marchons pour aller d’un point à l’autre… Apprenons à vivre cet instant comme le seul instant à vivre !

Oui, sinon, en détournant notre regard de cet instant immédiat, nous nous imaginons verrouillés… Nous imaginons notre labyrinthe, mais sans fil d’Ariane ! 

Tout cela parce que nous ne validons pas cet instant, parce que nous ne reconnaissons pas Dieu dans cet instant, dans ce tout petit instant !

Et nous prétendons ne vouloir reconnaître Dieu que dans tous ses instants à la fois…

Eh Oui… Parfaitement, définitivement etc…

D’une certaine façon vouloir ça, c’est ne pas vouloir jouer le jeu ?

La fuite nous a si souvent sauvé la vie

Mais en même temps, c’est une prudence… C’est parce que, pour l’instant peut-être, je ne suis vraiment pas encore capable d’aimer cet instant, je n’y arrive pas du tout ! 

Alors, je le fuis… je fuis sagement ! Pour l’instant…

Est-ce que c’est mal ? De mon point de vue, non… C’est Parfait !

Parce que la fuite dans l’instant est aussi Parfaite que de se mettre au travail !

Eh oui, c’est vrai, si Dieu est tout !

Mais, nous avons eu en nous encore peut-être cette idée ombreuse que c’était mieux de se mettre au travail que de « fuir » … 

Et donc, nous avons mis en place des séparations… Nous avons prétendu que là, dans notre travail, il y avait plus Dieu que là, dans notre fuite ! 

Nous avons pu prétendre qu’il y a plus Dieu dans la croyance que dans l’incroyance… ou bien dans le haut plutôt que dans le bas… ou bien dans le courage plutôt que dans la peur, etc.

Mais, comment cela est-il possible, si « Dieu Est Tout » ?

… Je reconnais que ça bosse en moi… Parce que… c’est difficile à dire… Mais, c’est assez curieux… Parce que j’ai noté des instants… Je pourrais dire des pulsions qui m’ont surprise…

Des pulsions sans arrière-pensées… C’est très curieux… Ce n’est pas souvent, ou alors, je n’avais pas remarqué pour l’instant en avoir… Et là j’ai eu des petites choses comme ça… Paf ! Et je sentais qu’il n’y avait rien derrière et rien devant et que j’étais juste dans « cet instant unique »…

La joie : une surprise naturelle

Tu as été surprise par une nouvelle prise de conscience de la Lumière… Tu as été surprise dans la Lumière… Tu te surprends alors comme étant « dans » la Lumière… c’est à dire dans ton état « naturel »…

C’est léger… C’est très, très fugace… Mais c’est, comme si tout d’un coup, il n’y avait plus le sac à dos !

Oui, bien sûr…

Parce que, à un moment donné, pendant un instant, tu t’es fait surprendre, naturellement ! C’est une surprise Naturelle, Lumineuse… Tu t’es faite surprendre par la conscience de la Lumière… Et tu as été consciente de la Lumière dans ce que tu venais de vivre… ou dans ce que tu venais de penser…

Mais même, je n’ai pas pensé à la Lumière : j’ai vécu, point-barre !

J’ai rencontré quelqu’un… et pouf ! J’étais contente de le voir ! Alors que j’avais des arriérés derrière… et là, ça a changé… pendant un instant !

Chaque instant laisse sa marque pour toujours

Oui, mais ça fait une marque… L’instant d’après, cela fait partie de tes mémoires… Et même de « nos » mémoires !

Ce petit moment lumineux, simple te « tombe » dessus, comme tu dis… mais en fait, il « te semble te tomber dessus », car en réalité, c’est le résultat de multiples choix dans ton passé… Et dans le passé de l’humanité… 

Alors, tu as ce petit cadeau qui semble te tomber dessus : un petit moment de légèreté, un petit moment de vie naturelle… de vie selon le Plan de Dieu… OK ?

Oui ! un peu…

Eh bien voilà ! L’instant d’après, tac, c’est dans « nos » mémoires…

Oui, je crois que je l’ai enregistré, parce que j’avais cette sensation de ne pas avoir mon sac à dos… Ça, c’est marrant !

Le sac à dos lourd, c’est toutes les mémoires que nous n’avons pas encore aimées !

Mais dès l’instant, ou pendant une seconde peut-être, nous arrivons à aimer ce sac à dos, à aimer toutes ces mémoires… dès cet instant où nous arrivons, par surprise, à être plus heureux que nous ne l’avons jamais été de cet instant que nous sommes en train de vivre, avec toutes les mémoires passées qu’il contient et tous les futurs possibles qu’il contient… alors, nous n’avons plus cette sensation de poids sur le dos… 

Et maintenant, merveilleusement, c’est inscrit dans nos mémoires qui s’en trouvent allégées !

Oui, c’est vrai… C’est vraiment ce que je ressens…

Et maintenant, si nous continuons à travailler dans cette direction, il va y avoir de plus en plus souvent ce sac à dos qui s’envolera de nos épaules… À tel moment… Puis à tel autre moment…

Et alors cela nous encourage… Cela nous donne envie de continuer, même quand le sac à dos est revenu sur nos épaule !

La légèreté se densifie… les mémoires légères se condensent… Chaque fois, il y a plus de mémoires de notre conscience de la Lumière… Et automatiquement, nos mémoires s’allègent…

Oui, c’est ce qui se passe…

Maintenant, le truc, c’est de le faire jusqu’au bout !

C’est ce que nous allons faire… Mais combien de temps nous faudra-t-il ? Je ne le sais pas.

Oui, combien de temps nous faudra-t-il ?

L’Eden re-connu

Je ne le sais pas… Mais, ce qui est sûr, c’est que si nous faisons cela régulièrement, il y aura de moins en moins de mémoires ombreuses… Et à un moment donné, il n’y aura plus aucune mémoire qui n’aura pas été aimée, qui n’aura pas été reconnue pour ce qu’elle est : « Lumière »… 

Elles se seront toutes présentées le nombre de fois nécessaire et paf ! paf ! paf ! nous aurons finalement osé les aimer de plus en plus, les unes après les autres… et c’est toujours à l’instant présent que l’on aura osé les aimer…

Alors, là, il n’y aura plus que la conscience de Lumière dans nos mémoires… Et là, c’est l’état d’Éden, enfin reconnu !

C’est notre état Originel d’Éden que l’on a connu au début de l’humanité, pendant à peine une génération… et que l’on va retrouver.

Mais, tout cela, ce n’est pas quelque chose de calculé… Cela aussi, c’est nouveau pour moi : ce n’est pas calculé… c’est spontané !

Le « calcul », c’est long… Il faut le comprendre : quand on pense à partir de nos mémoires ombreuses, il faut sans cesse beaucoup réfléchir pour choisir un chemin dans ce labyrinthe de toutes les séparations que nous avons imaginée…

Oui, alors que là, je ne vais pas me faire un programme de travail… Ça ne marche pas comme cela ! 

Mais, cela entraîne chez moi un certain désarroi !

Tu n’as pas besoin d’un « programme », puisque c’est « l’instant ! »

Oui, c’est vrai.

De toutes les façons, il n’y a que l’instant d’avant à aimer, avec notre mi-temps de retard.

Chaque instant, tu l’utilises pour aimer l’instant d’avant !

Donc… Nous ne pouvons pas calculer !

Du coq à l’âne : de Dieu à Dieu

Non ! Nous n’avons pas besoin de programme : chaque instant est programmé par la Lumière Elle-même !

C’est assez désarçonnant ! Ce n’est pas mon habitude…

Oui, c’est vrai !

Mais, c’est ce qui fait que c’est quelque chose que tu as en toi et qui t’est « naturel » ? …

Mais, tu le vois bien dans nos discussions : depuis le début, elles ne sont pas organisées… Nous sautons du coq à l’âne sans arrêt, parce que, en fait, nous suivons, pas trop mal je crois, ce programme que nos Âmes nous proposent à l’unisson à chaque instant…

Donc, cela nous permet de vivre une discussion inattendue, souvent philosophique, profonde, dans laquelle, nous découvrons « ensemble » des choses qui nous intéressent beaucoup… 

Mais, nous ne savions pas au début de la conversation que nous allions passer par-là, puis par-là, puis par-là… Nous ne pouvions pas le deviner : nous n’avions pas de programme conscient.

Nous avons commencé à parler de ta fille… et puis paf ! paf ! paf !

Oui, c’est vrai… Je ne savais même pas avant notre rencontre que j’allais parler d’elle…

Non, c’est vrai ! Nous ne savions vraiment pas de quoi nous allions parler… Nous avons seulement décidé de passer un moment agréable ensemble en échangeant nos pensées…

C’est dans le Plan de la Lumière que se trouve inscrit notre programme réel… et nous le suivons de notre mieux…

Mais, nous ne pouvons pas le programmer nous-même… nous ne faisons que le suivre… Si nous le voulons !

Mais, comment procédons-nous pour suivre ce Plan de Lumière dont nous sommes souvent inconscients ?

Le programme ? Être heureux ! Quand ? Tout de suite

Quand, avec notre mi-temps de retard, nous décidons d’être heureux de l’instant précédant, nous sommes en train de suivre le Plan… 

Quand nous sommes heureux, c’est le Plan-Lumière qui se propose à nous et que nous acceptons comme « notre » plan.

Quand nous calculons, c’est nous qui imposons notre plan personnel ?

C’est alors nous qui disons : « Il faut que j’aime ceci ! Il faut que j’aime cela ! Il faut que j’aime ma fille ! Et chaque fois que j’y pense, il faut que je sois heureux d’y penser ! »

Nous mettons alors des conditions, la plupart du temps irréalisables, à notre bonheur… « Je serai heureux, à condition que je fasse cela… Et ceci… Et ça encore ! Et je dois le faire comme ceci et comme cela ! » … Et nous nous faisons tout un programme !

Et là, ça devient vraiment… compliqué… 

Pourtant, en même temps, tout ceci est aussi de la Lumière Pure, bien sûr… Mais le voile d’ombre est tellement épais, l’inconscience de la Lumière est tellement grande que nous n’arrivons plus à voir la Lumière que c’est… Et qui pourtant est là, partout, Infinie et Omniprésente…

L’ombre se complexifie et du coup, nous nous perdons…

Et c’est là que nous vivons ce sentiment de dédale… 

Labyrinthe-Lumière

Oui, c’est le fameux labyrinthe…

 ■

Oui, c’est ce fameux labyrinthe qui est à la fois si mythique et qui nous semble si réel ! On l’a complètement imaginé et cela nous semble si compliqué d’en sortir !

C’est vrai que la vie nous semble souvent bien compliquée…

Mais, non, ce n’est pas vrai !

En fait la vie n’est pas compliquée ! Elle est complexe, mais pas compliquée : c’est simplement un instant après un instant…. 

Un petit pas de conscience plus grande de la Lumière après un autre petit pas de conscience plus grande de la Lumière…

Et là, tout se révèle simple : Le fil d’Ariane, c’est notre conscience de la Lumière Omniprésente : pour nous, pas à pas, il y a la Lumière et rien d’autre ! C’est le fil d’Ariane…

Cela nous a été dit : une marche après l’autre ! et surtout ne pas sauter de marche… « Une marche après l’autre… »

Nous ne pouvons pas faire autrement… Et cela va très bien comme ça !

Et nous pouvons vraiment nous entraider efficacement et simplement…

C’est accessible, c’est disponible :  nous n’avons pas besoin d’être spécialistes de quoi que ce soit. 

Tout le monde peut fonctionner comme cela : c’est naturel ! 

Nous sommes faits pour fonctionner comme cela… avec cette mi-temps de retard qui est là pour nous permettre d’aimer l’instant précédent !

Ah oui… nous avons notre merveilleuse mi-temps de retard…

Eh oui, avec notre belle mi-temps de retard, la vie se présente calmement et on passe d’un instant à l’autre tranquillement… 

Parce que, en fait, notre avenir, il est plein de notre ombre passée que l’on va aimer !

Alors, il n’y a pas de soucis, « C’est la belle vie ! » La Lumière c’est le Plan… Et le Plan c’est la Lumière

Il suffit donc de suivre cette ouverture naturelle, spontanée, originelle de la conscience de la Lumière…

Et c’est simple : 

« Chaque fois que nous sommes heureux, c’est que nous sommes en train d’ouvrir notre conscience à la Lumière… »

Oui, mais là, comment « décider » d’ouvrir notre conscience à la Lumière ?

Eh bien, c’est également tout simple : 

« Nous décidons d’ouvrir notre conscience à la Lumière en pensant ce que nous sommes le plus heureux de penser à cet instant ! »

Oui, mais comment savoir si ce que je pense est bien ce que je suis la plus heureuse ou le plus heureux de penser ?

Eh bien, tout simplement en se posant la question suivante !

« Est-ce que j’ai pensé là ce que je suis la plus heureuse ou le plus heureux de penser, Oui ou Non ? » 

Et là, j’ai moins d’une seconde pour connaître la réponse… J’ai moins d’une seconde pour répondre…

En effet, si je mets plus d’une seconde, c’est que je viens de me compliquer la vie.

Il n’y a en effet là que deux réponses possibles : « Oui » ou « Non » …

En effet, pour une question aussi « essentielle » : 

« Toute réponse qui n’est pas un « Oui » spontané en moins d’une seconde est un « Non » ! »

Mais, je ne peux pas réfléchir, avant de répondre ?

N’as-tu pas remarqué que plus une question est importante, moins nous avons besoin de réfléchir ?

Oui, c’est vrai !

Là, la question n’est pas seulement importante, elle est fondamentale, elle est essentielle à ma vie ! 

Si nous reconnaissons que notre but le plus important dans notre vie, c’est d’être heureux… 

Si nous reconnaissons que nous ne pouvons être heureux qu’en pensant ce que nous sommes le plus heureux de penser… 

Alors, là, il n’y a pas de question plus importante que nous puissions nous poser ! 

Oui ! Je reconnais que « être heureux » est la chose la plus importante dans ma vie… et je suis consciente que je ne peux être heureuse qu’en pensant ce que je suis la plus heureuse de penser… C’est vrai !

Une exigence simple et absolue… en moins d’une seconde

Alors là, il faut avoir cette « exigence absolue » quant à la qualité de la réponse à cette question que je répète ici : 

« Est-ce que j’ai pensé là ce que je suis la plus heureuse de penser, Oui ou Non ? »

Cela veut dire que si nous mettons plus d’une seconde à répondre « Oui » à cette question fondamentale, il faut absolument que nous reconnaissions que c’est un « Non » … 

Sinon, dans notre inconscience, les yeux fermés, nous allons nous reperdre dans notre labyrinthe de souffrance… 

Par exemple, un « Oui, mais… », ou un « Je ne sais pas… », ou bien « une hésitation d’une seconde » : tout cela est un « Non » et doit être reconnu comme un « Non ».

Il faut donc vraiment une exigence aussi absolue pour vivre heureux ?

Oh oui ! une telle exigence est absolument nécessaire pour une réponse à une question aussi simple et importante que celle-ci !

En effet, regardons ces deux exemples : 

Si je pose à ma compagne une question aussi banale que « Est-ce que tu veux un café ? » et qu’elle hésite plus d’une seconde, pour me répondre finalement « Je ne sais pas, je verrai tout à l’heure »… Là, cela n’a vraiment aucune importance parce que la question est sans importance…

Mais, si je posais clairement une question aussi fondamentale pour notre couple que « Est-ce que tu m’aimes ? » … et que ma compagne ne me réponde pas spontanément un « Oui » avant que je n’aie fini ma question, mais plutôt un « Je ne sais pas, je verrai tout à l’heure » ! Ou même qu’elle ne me réponde pas ! Là, nous serions conscients que nous avons un problème !

Imagine qu’elle me réponde « Je ne sais pas… » ou bien « Je vais y réfléchir », ou bien simplement qu’elle reste silencieuse : là nous aurions bien un gros problème dans notre couple, n’est-ce pas ?

Rires…

Oui, c’est sûr !

Chaque fois que nous posons une question essentielle, nous attendons une réponse spontanée, c’est à dire une réponse directe de l’Âme… Et non pas une réponse qui se base sur une réflexion d’après nos mémoires.

L’Âme c’est « l’instantanéité » … Les mémoires, c’est la réflexion… Et il faut du temps pour réfléchir ! Les mémoires, c’est beaucoup, beaucoup, de dossiers dont un bon pourcentage sont encore ombreux ?

Pour être heureux, il faut vivre selon l’Âme, c’est à dire selon la Lumière en nous… n’est-ce pas ?

Oui ! C’est vrai… Tous les sages nous l’ont dit d’une manière ou de l’autre.

La réponse de l’Âme est toujours « spontanée » … une réponse d’après nos mémoires ne va jamais être spontanée… Elle sera nécessairement réfléchie et elle prendra du temps.

La question : « Est-ce que j’ai pensé là ce que je suis le plus heureux de penser, Oui ou Non ? », avec cette exigence d’un « Oui » spontané en moins d’une seconde, permet donc facilement de savoir si nous pensons à partir de notre Âme ou bien à partir de nos mémoires…

Et notre Âme, n’est-ce pas la Lumière en nous ?

Pour toute personne qui est consciente qu’elle veut être heureuse c’est une question essentielle à se poser régulièrement… C’est un petit outil, simple, pratique, accessible à tous !

Là, un long silence s’installe… et puis…

L’ombre a toujours une bonne raison de se manifester

Ce qui est bien, c’est que je me vois en train de vivre instant par instant…

Mais, c’est comme si, tout d’un coup, je devais quitter tout mon système de pensée et d’organisation. 

Mais, alors là, je me dis, mais attends ! Comment… ? Là, dernièrement, je me suis vu dans deux situation qui ont illustré le fait que quand je ne vais pas bien je perds mon ouverture de focus.

Par exemple : je me suis retrouvée dans une grande ville, dans une situation où il faisait une chaleur horrible et j’étais épuisée et fatiguée… Je n’avais qu’une hâte c’était de m’asseoir et de boire… Et là, je me suis vu passer devant quelqu’un pour arriver à la terrasse et m’assoir… tu vois ?

Une autre fois, de la même façon, je me suis vue stressée de ne pas avoir mon test à la pharmacie pour pouvoir prendre mon train pour revenir ici… Et, alors que j’étais assise, je n’ai pas vu qu’une dame enceinte attendait debout depuis un certain temps.

Moi aussi, je vois ce genre de phénomène dans certaines de mes journées.

C’est des trucs comme ça que j’ai vécu qui m’ont permis de constater que, quand je n’étais pas en état de calme et de bien-être, j’avais des réactions plutôt négatives.

Oui, mais attend ! Pourquoi as-tu eu, réellement, cette réaction de passer devant l’autre ?

Parce que j’ai peur, parce que je suis tendue…

Oui, d’accord ! Mais ça ce sont des analyses traditionnelles de ce type de situations et de réactions… Ce sont des réponses superficielles…

Mais, pourquoi ? Pourquoi « réellement », du point de vue de la Lumière, ce type d’instant se présente à ta conscience ? 

… Et voilà que tu te retrouves, encore, en train de passer devant quelqu’un…

C’est pour que je puisse entendre la conférence d’hier qui m’a permis de me rendre compte qu’avec un peu de cohérence cardiaque je serais peut-être arrivée à améliorer les choses ?

Rires…

L’ombre demande justice : elle veut être aimée

C’est là encore un raisonnement qui est intéressant mais qui ne va pas au cœur de la situation…

Est-ce que ce qui s’est présenté à toi, là, n’était pas une perte de conscience de la Lumière ? 

Ah oui, vraiment !

Est-ce que l’on n’a pas appelé « ombre » cette perte de conscience de la Lumière ?

Oui ! Nous l’avons répété plusieurs fois : « l’ombre n’est que la perte de conscience de la Lumière » …

Et pourquoi, cette ombre se présente-t-elle à ta conscience ? Pourquoi, réellement… au plus profond ?

Silence…

L’ombre se présente toujours à notre conscience pour être reconnue pour de la Lumière, c’est à dire pour être aimée … Toujours !

Et elle se représentera à nous tant que nous ne l’aimerons pas…

Silence…

Elle a raison… Cette ombre a raison ! Elle ne demande que justice ! Elle veut être guérie.

Les 8 entretiens (4ème Partie du 6ème Entretien)

Les 8 entretiens (4ème Partie du 6ème Entretien)

La Foi Vivante

… C’est vrai que la force de l’Unité, c’est l’Amour.

Il faut aimer…

Oui ! Le mot Amour, le mot Espoir, le mot Foi… Qu’ils sont beaux ! Ces mots expriment que nous voulons croire en Dieu l’Unique. 

C’est comme cela que l’on utilise ces mots dans le langage commun ! Avoir Foi, c’est croire en Dieu…

Et dès que nous croyons n’avoir plus foi, nous vivons là un instant d’illusion qui nous semble alors bien compliquée !

Mais l’instant d’après, nous pouvons à nouveau retrouver notre Foi consciente…

En effet, aoir foi ce n’est pas un état bien lisse ! Non, pour l’instant, notre foi présente sans arrêt des hauts et des bas… À des moments, nous avons la Foi, bien consciemment… Et nous nous réjouissons… Et à d’autres moment, nous souffrons de croire l’avoir perdue !

Pourquoi ? 

Parce que nous avons, pour l’instant encore, sans arrêt, notre ombre en nous… et aussi de l’ombre autour de nous ! 

Mais oui, c’est bien ça ! En fait c’est ça que je voulais ! Je voulais avoir une Foi définitive, quelque chose de lisse : je voulais avoir la Foi en une seule fois… et la garder, une bonne fois pour toute, définitivement, sans jamais revenir en arrière !


La Lumière est Infiniment Patiente

Oui, bien sûr ! Que nous en soyons conscients ou pas, nous le voulons tous…. Mais nous n’en sommes pas encore capables !

Et il ne faut pas nous en vouloir ! Pour l’instant, nous avons encore des pertes de conscience de la Lumière bien importantes  ! Nous ne pouvons pas le nier.

En effet, jusqu’à là, il y a encore de l’ombre en nous et de ce fait, nous ne pouvons reprendre conscience que pas à pas… avec des moments d’hésitation ! Mais un jour…

Un jour, avec tous les Êtres nous retrouverons la conscience du Paradis… Ce Paradis dont nous n’avons jamais été expulsés…

Oui, je comprends… Cela veut dire que toute attitude est déjà une attitude valable… Ou plutôt je devrais dire, une attitude efficace ! Et cela que j’en ai conscience ou pas…

Courageusement, je dois reconnaître déjà, même avec ma mi-temps de retard, ce qui s’est donc passé l’instant précédent… et le valider tout de suite ! Même si je ne ressens pas encore un sentiment d’amour…?

Oui ! Le valider tout de suite : tu as raison…

Il s’agit, quoiqu’il se passe, de nous rappeler que c’est bien Dieu que nous vivons tous, à cet instant-même… Et nous le vivons également dans nos doutes-mêmes !

C’est là, probablement, l’un des intérêts, à l’origine en tous cas, de l’usage des chapelets grâce auxquels nous nous aidions à répéter sans cesse le nom de Dieu. 

Un des buts, de cette répétitions, c’est probablement, à l’instant présent de se rappeler de Dieu… Et ceci quelle que soit la situation.

Et si quelqu’un, par exemple, nous a parlé avec violence, de se rappeler de Dieu en égrenant notre chapelet…

Ou bien, si nous-même nous parlons mal, de se rappeler à nouveau de Dieu, en prononçant son Nom de façon têtue.

Oui ! Les orthodoxes ont la prière du cœur. 

Mais, ce que je voulais dire, c’est que si, déjà, j’arrive à garder à la conscience que ce qui m’arrive c’est Dieu Lui-même, c’est très bien ! Et ceci, même si je n’ai pas, à cet instant, un sentiment d’amour débordant…

Amour inconditionnel

L’Amour dont nous sommes inconscients est, bien sûr, autant Lumière que l’Amour dont nous sommes conscients. 

Ainsi, quand je perds conscience de la Lumière, en étant par exemple énervé… Bah ! En réalité, Si Dieu est Tout, ma perte de conscience ne peut être, elle-même, que Dieu Lui-même…  ! 

Envisageons peut-être, si nous l’osons, de ne plus dire et surtout de ne plus penser que la colère, ce n’est pas Dieu.

Cessons de croire que quoi que ce soit pourrait ne pas être Dieu… Eh oui, en effet, c’est absolument impossible, si Dieu Est Tout…

Or, lorsque nous sommes dans le calme, oui, nous savons avec certitude qu’Il Est Tout !

Oui, mais je n’ai, déjà, pas l’impression d’avoir la conscience de Dieu quand je ne suis pas énervée… Alors à plus forte raison quand je suis énervée !

Ce que je veux dire, c’est que…

Choisir ma référence

Non ! Pardon, je t’arrête de suite ! Parce que là, toi, tu viens de prendre, comme début de ton raisonnement, une certaine référence qui ne t’était déjà pas agréable…

Tu viens en effet, et tu peux le vérifier, tu viens de penser une pensée que tu n’étais vraiment pas heureuse de penser :  » Je n’ai pas conscience de Dieu, même quand je ne suis pas énervée ! »

Quand l’un d’entre nous a été vraiment heureux de penser cela ?

Oui, je pense sans aucun doute, que personne n’a jamais été heureux de penser cela.

Alors là, attention ! N’oublie pas pourquoi nous sommes ensemble aujourd’hui…

Là, nous sommes bien ensemble, tout simplement, pour nous entraider à penser ce que nous sommes les plus heureux de penser ! N’est-ce pas ?

Oui, c’est bien pour cela que nous sommes ensemble aujourd’hui…

Alors, par exemple, mettons que tu sois en train de réfléchir tranquillement dans ton lit et que tu ais des jugements sur ceci et sur cela… et tu penses par exemple : « Ça, ce n’est pas bien, et ça, c’est bien » … ou « J’ai du mal à retrouver la joie » … 

Tu vois ? Comme moi, tu as certainement eu ce genre de phrases qui te sont venues à l’esprit… Et tout à l’heure tu l’as exprimées et je l’ai notées au début de notre entretien… En écrivant si mal que j’ai d’ailleurs du mal à me relire …

Ah oui, si, maintenant, je peux me relire : tu avais dit par exemple : « Je m’épuise à vouloir aller bien » … etc.

Toutes ces phrases, tout ça, c’est en Réalité de la Lumière Pure. Et si tu les gères, quand elles viennent à ton esprit, comme étant ce qu’elles sont, c’est à dire comme étant Lumière, elles vont petit à petit passer de l’état ancien, où tu les as pensées comme ombre, à un état nouveau où les mêmes pensées vont s’adoucir… et t’adoucir… et révéler de mieux en mieux la Lumière qu’elles sont en réalité !

Parce que si nous reprenons conscience de la Lumière dans l’ombre que nous avions imaginée, hé bien ! l’ombre, elle, elle disparaît en tant qu’illusion d’ombre… Elle révèle alors ce qu’elle a toujours été, comme tout ce qui existe : Lumière Omniprésente.

Seule la Lumière est Éternelle ! C’est Elle qui n’a pas de fin… Ce n’est pas l’ombre !

L’ombre, elle, elle a eu un début, et elle aura une fin !

Oui mais, pour pouvoir reconnaître la Lumière dans une phrase comme ça, c’est bien qu’à un moment donné je me suis dit : « Ah tiens, j’ai dit ça ? » 

Penser qu’il y a la Lumière dans l’ombre, c’est déjà quelque chose !

Oui ! C’est vrai, au moment où ce type de pensée nous vient à l’esprit nous avons déjà augmenté notre conscience de la Lumière !

Lumière inconditionnelle

Simplement parce que je me suis dit que c’est de la Lumière ?

Je peux me le dire… Mais même si je n’ai pas d’instant d’amour, de joie qui me vient et tout ça, ma conscience de la Lumière a augmenté ?

Oui ! Chaque fois que nous pensons ce que nous sommes un peu plus heureux de penser, notre conscience de la Lumière augmente… Et finalement, ce n’était donc pas bien grave !

C’est pourtant bien ça que je cherche à ressentir à chaque fois !

Oui, mais peut-être, jusqu’à là, en faisais-tu une « condition » de ton bonheur… Parce que, en fait, il semble bien que tu disais : « Je ne serais heureuse que si j’avais ce sentiment d’amour et de joie intense… de suite ». 

Oui, ça c’est vrai ! C’est sûr… Et justement, je ne l’ai pas…

Oui ! Tu as donc mis, jusqu’à maintenant, une condition à ton bonheur : c’était de « ressentir un certain sentiment d’amour et de joie »…

Mais cependant, avoir mis cette conditions, même si c’est une erreur qui cache momentanément la Lumière à notre conscience, ce n’est pas grave !

Tu n’as pas besoin de ce sentiment précis que, toi, tu appelles « sentiment d’amour » pour être en plein dans la Lumière… Il n’y a pas de soucis !

En effet, il n’y a aucune condition pour vivre dans la Lumière.

Que nous le voulions ou pas, que nous le croyons ou pas, nous baignons en Elle… Car Elle est Omniprésente et Absolue…

Et, malgré ce que nous avons prétendu trop souvent, le seul bonheur qui nous intéresse, c’est notre bonheur inconditionnel. 

Un bonheur conditionnel, c’est un bonheur de l’ombre… Alors, ce bonheur conditionné, lui, il a eu un début et il aura une fin ! Mais, nous n’avons jamais été et nous ne serons jamais satisfaits, jamais en sécurité, avec un tel bonheur conditionné ! 

Si je suis heureux parce que je reçois de l’argent… ou parce que quelqu’un est gentil avec moi… ou toute autre chose dite « positive » … Là, il est certain qu’il y aura rapidement insatisfaction : ce type de bonheur est bien sûr très fragile, et il annonce déjà sa fin !

Et moi, et moi ?

Parce qu’il est inévitable que l’inverse va se présenter à notre conscience pour nous questionner avec justesse : « Et moi, moi qui suis « l’inverse », tu ne m’aimes pas ? »

Par exemple : si tu aimais seulement ta main gauche, mais pas ta main droite…

Eh bien, dans un tel cas, tu aurais, sans aucun doute, des problèmes avec ta main droite : cette main mal aimée crierait « Et moi et moi ! Je mérite d’être aimée, comme tout ce qui existe…» Dans ce cas, tu aurais une forme ou une autre de gène à ta main droite : par exemple une douleur, une éruption, une simple obsession ou n’importe quoi d’autre…

Bref, ce serait quelque chose qui va toujours attirer ton attention sur ta main droite que tu avais cru ne pas aimer jusqu’à cet instant…

Et ceci durera jusqu’à ce que tu reconnaisses que tu l’aimes, sans aucune condition… Ça, c’est inévitable ! Et c’est bien réellement parfait ainsi !

Oui, mais ce que je voulais dire, c’est plus par rapport à la vérité, par rapport à la sincérité…

Là, ce que je suis heureux de penser et de te dire, c’est que tu es vraie par essence ! Comme tout un chacun, comme tous les Êtres existant, tu es vraie par construction Divine ! Tu es sincère par décret Divin ! 

C’est Dieu qui nous a créés vrais… et nous ne pouvons pas changer la Création de Dieu… Nous ne pouvons qu’en choisir la conscience, ou l’inconscience…

Et c’est pour cela que nous n’arrivons pas à accepter le mensonge… Nous n’arrivons pas à accepter l’inconscience… En tous les cas, nous n’arrivons pas à l’accepter bien longtemps ! 

Mais, nous ne sommes pas si vrais que ça… sinon nous n’imaginerions pas d’ombre !

Je te répète ce que je suis heureux de te répéter : « Tu es vraie par nature »…

Mais, il faut comprendre que nous, nous sommes faits de Dieu, mais nous ne sommes pas Dieu… Nous avons, depuis le presque début de l’humanité, perdu conscience de notre nature et nous avons inventé l’ombre. Ça, c’est d’accord… et évident !

Mais, notre Nature qui est tissée de la Lumière, Elle, Elle n’a jamais changé et elle ne changera jamais. 

C’est toujours de notre véritable nature que nous sommes heureux de nous rappeler : « Qu’est-ce qui m’a construit ? Qu’est-ce qui m’a fait ? Qu’est-ce qui m’a créé ? De quoi suis-je fait ? » 

L’Âme source de la Vérité

Et là, il nous suffit d’oser répondre à partir de notre Âme et non pas à partir de nos mémoires… Donc, en pratique, il suffit que nous osions répondre ce que nous sommes les plus heureux de répondre à toutes ces questions !

Et alors, là, nous allons nous rappeler, sans aucun doute, que c’est ce que l’on a pu appeler Dieu qui nous a créé… Ou quelque chose d’approchant selon notre éducation et notre choix de conscience…

Mais, là, aujourd’hui, tous les deux, nous savons bien que n’est pas la société, ni nos parents qui nous ont créés. N’est-ce pas ?

Oui, bien sûr !

C’est vrai que la société de ces derniers siècles nous a souvent appris que Dieu était un concept vide et que ce ne pouvait donc pas être Lui qui nous avait créé…

Et la personne qui ne croit pas en Dieu, va, par exemple, dire que c’est ta maman qui t’a créé, ou bien le hasard, ou bien la nature qui ne serait pas Dieu… etc.

Mais, non ! Spinoza nous dit : « Dieu ou la Nature » … Il nous dit donc que la Nature, c’est Dieu, et que Dieu c’est la Nature… Il n’en démord pas… et nous sommes bien du même avis, n’est-ce pas ?

Oui, c’est vrai : c’est ce que je pense fondamentalement…

Être, c’est être beau

Tu es, inévitablement, comme chacun de nous et comme tout ce qui existe, un bel Être et donc, en ce qui te concerne, une belle personne humaine… C’est tout !

 Et cela nous sommes, tous les deux, vraiment heureux de le penser… Bien sûr !

Et, comme tout ce qui existe, tu es aussi en évolution bien sûr et ta conscience s’ouvre sans cesse ! Et je suis témoin que tu as fait des progrès importants…

Bien sûr, tu n’as pas attendu que nous nous rencontrions pour en faire, mais, tu en as fait également depuis que nous travaillons ensemble et ceux-là, j’ai pu les observer…

Mais, en tous les cas, c’est vrai, c’est toujours la même chose pour chacun de nous : dés que nous reconnaissons à nouveau un peu plus la Lumière, le portillon de notre conscience va être encore plus sollicité ! Et la cloche de ce portillon va à nouveau beaucoup sonner !

Ah, ça oui ! C’est vraiment l’impression que j’ai actuellement…

Eh oui ! C’est comme si de nouveaux aspects de nos vies nous disaient sans cesse : « Tu as été capable d’aimer telle chose et telle autre chose… Tu as pris conscience de la Lumière en ceci et en cela également… Et moi ? Et moi que tu n’as jamais aimé ? Ne veux-tu pas essayer de m’aimer aussi ? » 

C’est comme cela, bien sûr ! Le portillon de notre conscience est assiégé par tous ces aspects de nous que nous n’avions pas encore envisagés comme Divins ! Ils s’y présentent pour y être reconnus comme tels : de la Lumière Pure ! Ils secouent le portillon pour que nous l’ouvrions… Ils tirent sur la cloche ! Bref, ils font beaucoup de bruit !

Et nous, nous allons essayer, une fois de plus, de les aimer un peu plus, eux aussi… Allons-nous y réussir cette fois-ci ?

Une masse de mémoires

Il faut comprendre que cela fait des masses d’aspects de notre vie que nous n’avons pas aimés et qui arrivent à notre conscience à des moments opportuns… Et, c’est vrai qu’à des moments, nous pouvons nous sentir un peu dépassés… Ou même complètement dépassés !

Mais, d’un autre coté, c’est un peu comme pour toutes les activités : de temps en temps, il faut tout de même savoir s’arrêter un peu, sinon nous pourrions y passer 24 heures sur 24 pendant des mois et des mois !

Il y a, depuis des vies et des vies, tellement d’aspects de notre Être que nous avons prétendus ne pas être de la Lumière…

Mais, il nous faut dormir, il nous faut manger également… Alors, à un moment donné, il faut savoir dire : « Stop ! j’arrête ! Je me repose un peu et ensuite je recommencerai à me concentrer sur cette activité absolument essentielle… »

Parfois, cette masse de mémoires mal aimées qui arrive et se présente à notre conscience est tellement importante que nous avons même l’impression de régresser et cela met en question notre foi dont nous nous mettons à douter…

Mettons que nous avons enfin reconnu et pris conscience de la réalité « Lumière » d’un aspect de notre vie en travaillant beaucoup notre pensée dans ce sens…

Est-ce que le simple fait de le reconnaître et de l’aimer va faire que nous n’aurons pas à aller plus loin pour travailler cet aspect ?

Non, bien sûr ! Ce qui va se passer, inévitablement, c’est que si nous avons enfin reconnu que quelque chose n’était que Lumière, alors que nous ne l’avions pas reconnu jusqu’à là, alors, rapidement, il y a une autre chose qui va venir à notre conscience pour être reconnue, également, comme Lumière… Et ce n’est que justice !

En effet, ce n’est pas fini ! Il y a un fil ! C’est comme un fil d’Ariane que nous tirons petit à petit : il va y avoir la suite ! Et en effet, il y a la suite, inévitablement ! 

Nous, nous venons de travailler et d’améliorer notre perception du Divin sur un sujet… Et nous sommes arrivés à penser, au moins une fois maintenant : « Ah oui, cela aussi, c’est de la Lumière Éternelle ! » Nous vivons un moment d’illumination… C’est super ! 

Mais, la suite va se présenter automatiquement ! « Et moi ? Et moi ? Est-ce que je ne mérite pas aussi d’être reconnu comme une expression de la Lumière ? Est-ce que je ne peux pas être reconnu comme étant la Lumière Elle-même, moi aussi ? »

Et là, ensuite, mettons que nous arrivions à reconnaître également celui-ci et que nous l’incluons aussi dans notre conscience de la Lumière Infinie. Eh bien ! Il y en a encore un autre qui arrivera au portillon de notre conscience… c’est inévitable !

Donc, en fait, cela se fait automatiquement ! C’est une suite logique… Tout mérite d’être reconnu pour être ce que c’est : c’est à dire de la Lumière Pure…

Et donc, tout viendra à ma conscience en temps utile… Je le vois bien à cet instant !

La Logique de la Lumière

Oui, c’est vrai ! Mettons que nous venons d’améliorer notre perception, notre conscience du Divin à propos d’un sujet… Voilà ! Mais le sujet suivant se présente dès que c’est favorable. 

Mettons que ce deuxième sujet aussi, nous le travaillons : nous lisons, nous discutons, nous regardons des vidéos, nous consultons des thérapeutes, nous prions… et finalement nous reconnaissons que cela aussi, c’est la Lumière Divine… Nous le voyons et nous l’incluons : maintenant, pour nous, ça aussi c’est Dieu ! 

Et là, hop ! Aussitôt que possible, il y a un troisième sujet qui arrive au bord de notre conscience : c’est vraiment inévitable ! Et c’est souhaitable.

Ce que je veux dire, c’est que donc tout cela, ce ne sont que des reconnaissances de Dieu qui n’ont pas été réalisées ?

■ 

Oui ! C’est ça ! En tout cas, au minimum, elles ont à être encore améliorées… En effet, en général, ce n’est pas réussi totalement en une seule fois !

Prenons par exemple le sentiment de colère ou d’insatisfaction, au n’importe quel autre… À chaque fois qu’il se présente à notre conscience, nous osons aimer notre colère de notre mieux à cet instant ! Eh bien, la partie de cette colère qui n’a pas encore été aimée va dire : « Et moi ! Et moi ! ». 

Donc la colère revient à notre conscience pour être aimée encore plus : au niveau pratique, soit nous nous mettons à nouveau en colère nous-même, soit quelqu’un d’autre se met en colère, soit nous regardons un film dans lequel il y a de la colère qui s’exprime…

Pourcentage d’Amour ?

Mais, là, nous avons réussi à aimer disons 1 % une première fois et, cette deuxième fois, nous osons aimer encore 2 %… Puis encore 1% une troisième fois… etc…

Mais, pour continuer avec cet exemple, à ce moment donné, il ne reste plus que 96 % de cette colère à aimer… Là, nous allons donc revivre la même émotion de colère pour l’aimer encore plus, autant que nous en sommes capables à cet instant…

Et là, au cours de ces retours, nécessaires et justes, de la colère qui se présente à notre conscience pour être aimée toujours mieux, à plusieurs moments, nous pouvons très bien nous dire : « Je suis nulle… Je n’avance pas ! Je ne fais aucun progrès ! À chaque fois, j’essaye de bien aimer ma colère… mais je reste coléreux ! Je ne vaux rien ! L’amour, ça ne marche pas ! Il faut que je me remette à combattre cette mauvaise colère… etc. »

Mais, non ! Ce n’est pas du tout cela ! Lorsque, plus tard, nous avons réussi à aimer, disons, 30% de notre colère, elle, elle revient encore pour être aimée encore plus ! Et lorsque nous l’aurons aimée à 90 %, elle va encore se représenter pour être aimée encore plus, peut-être à 91% ! 

Et du coup, de colères en colères nécessaires pour progresser dans notre conscience de la Lumière en elles, nous pouvons avoir l’impression, encouragée par l’ombre, que nous sommes un échec permanent… 

Mais non ! Nous avançons, pas à pas, dans notre projet de toujours aimer mieux tout ! Nous avançons dans notre projet de reconnaître la Lumière en tout !

Comme un bébé qui tombe et retombe courageusement environ 2000 fois pour apprendre à marcher… Courageusement, il se relève à chaque fois et continue à essayer… jusqu’à ce qu’il arrive un jour à marcher !

Mais, nous, combien de temps allons-nous mettre pour aimer la totalité de la colère ? 

Actuellement, je crois que nous allons mettre le temps nécessaire pour que l’humanité tout entière arrive à l’aimer et en soit ainsi guérie… C’est probablement les derniers pourcentages qui demanderont le plus de répétitions… Car alors toute l’humanité est de plus en plus concernée par notre colère…

En effet, que nous le croyons ou pas, nous somme « Un » et la colère de l’un appartient à tous, comme la colère de tous appartient à chacun de nous…

Personne ne peut être abandonné ! C’est un travail d’équipe… c’est le travail de l’immense équipe que l’on appelle « Notre belle humanité »

Alors, en fin de compte à chaque fois, c’est aimer qui est essentiel ? Ce n’est pas de comprendre ? 

Comprendre n’est-il pas nécessaire pour aimer ?

Plus je suis heureux, mieux je comprend

Non ! Nous l’avons déjà dit, plusieurs fois je crois et c’est toujours une bonne chose de le répéter : « Nous préférons être heureux que comprendre » !

Donc si nous le disons avec les mots que tu viens d’utiliser : « Je préfère aimer que comprendre »… Il n’y a pas de doute : pour moi il n’y a pas photo !

Mais, par contre, c’est vrai qu’il est certain que « Plus je suis heureux… mieux je comprends » … Ça, oui !

Ça veut dire que je ne deviens pas plus stupide parce que j’aime plus… Bien au contraire !

Donc : « Je préfère être heureux que comprendre, mais plus je suis heureux, mieux je comprends. »

Et si nous prenons l’exemple de la colère, cela nous donne tout simplement : « Je préfère être toujours plus heureux de la colère, plutôt que de la comprendre… Mais, plus j’en suis heureux, mieux je la comprends. »

Ou bien, nous pouvons le dire autrement comme cela : « Nous préférons aimer la colère que de la comprendre, mais plus nous l’aimons, mieux nous la comprenons. »

Oui, justement, c’est bien ce dont j’avais l’impression : quand nous commençons à aimer quelque chose, tu me dis bien que, ensuite, il y a d’autres fils qui se présentent, n’est-ce pas ? Ces autres fils font partie en fait de la compréhension, ils sont logiques ! Non ?

La logique de l’Âme ?

Oui, il y a certainement une logique… Mais c’est une logique qui ne nous est pas accessible avec notre pensée… C’est la logique de l’Âme et non pas la logique de nos mémoires mentales.

Cela a pu nous être dit très clairement : « Faisons l’élévation du passé, c’est à dire aimons-le enfin tel qu’il est… Et il n’est pas du tout nécessaire d’aller le fouiller pour le comprendre, pour le décrypter dans le détail… « 

Élever notre passé suffit ! Comprendre notre passé dans tous ses détails n’est pas intéressant… pour l’instant en tous les cas ! Et de toutes les façons, la pensée en nous n’en est pas capable… pour l’instant !

Quand je dis « pour l’instant », je veux dire que nous ne pouvons pas réellement comprendre ce que nous n’aimons pas…

Mais, plus nous l’aimerons, plus nous le comprendrons.

Silence…

Moi, j’ai besoin de concret !

Par exemple, par rapport à ce sentiment de « ne pas être dans la vie » … Je ne me souviens pas exactement comment j’avais exprimé ça…

Tu avais dit : « Je ne suis pas dans la vie » … à un moment donné… Et je l’avais noté là.

Alors ! La prochaine fois que ce sentiment se représentera et que j’en aurai conscience… et que j’aurai mis un peu plus de Divin dans cette prise de conscience… et ainsi à chaque fois…

Non, pardon de te couper ! Mais tu ne peux pas mettre « un peu plus de Divin » dans quoi que ce soit. Je comprends que c’est une expression habituelle… Mais attention !

Non ! Tu as raison : un peu plus de Lumière…

Non, non et non, là également ! Nous ne pouvons pas mettre dans quelque chose, ni un peu plus de Divin, ni un peu plus de Lumière, que l’Infini qui y Est depuis toujours et pour toujours !

Il ne peut pas y avoir plus de Dieu que Dieu Lui-même en quoi que ce soit !

Oui, pardon ! « Plus de conscience de Lumière ». 

Oui, voilà ! C’est cela ! Donc, « Tu auras un peu plus conscience de la Lumière dans ce phénomène… »

Oui ! Donc, globalement, je continuerai à me sentir quand même « pas dans la vie » … jusqu’à un moment donné où je me sentirai de plus en plus dans la vie ?

Oui, c’est cela ! Tu auras des moments de bonheur…

La conscience est un mouvement

Parce que, attention ! Chaque fois que tu as une accélération du mouvement naturel d’ouverture de ta conscience, tu as un moment de joie, tu vis un moment agréable !

Oui, c’est vrai ! Je valides !

Si nous ouvrons notre conscience du Divin sur un aspect de la vie où jusqu’à la nous n’avions pas pu le faire, le sentiment que nous avons alors, c’est de la joie ! Ça c’est sûr ! 

C’est vrai… Oui ! Mais ce ne sont pas toujours des joies immenses comme j’ai pu les vivre parfois… et que j’attendais toujours !

Non, non ! C’est le plus souvent de la paix, c’est un sentiment de plénitude…

C’est vrai ! Et ça je l’ai encore eu ce matin quand j’ai reconnu que ce que j’avais vécu était quelque chose de bénéfique…

Nous avons donc ces moments de plénitude… mais l’instant d’après nous avons la suite qui se propose à notre conscience. Alors comment cela est-il relié ? Cela peut se présenter de façons très différentes…

Et là, je commence à faire un petit schéma explicatifs…

Fais attention ! Parce que le dessin que tu es en train de me faire passe très mal à l’audio : il ne sera pas enregistré !

Rires…

Oui ! C’est vrai !

Aimer et laisser faire

Ce n’est pas toujours un fil évident. Ce n’est pas toujours le même sentiment, concernant la même problématique qui va se présenter à la suite d’un certain aspect de la vie sur lequel nous avons réussi à ouvrir notre conscience !

Par exemple, après un premier « sentiment de colère » qui s’est présenté à notre conscience pour être plus aimé et que nous avons finalement réussi à aimer un peu mieux… Eh bien, ce n’est pas nécessairement exactement le même sentiment de colère qui va se représenter à nouveau à sa suite ! Mais peut-être que ce sera « un sentiment d’abandon » … ou bien « un sentiment de peur » ou bien « d’injustice » … ou tout autre sentiment dont nous sommes parfois très surpris ! Il y en a comme cela des milliers…

En fait, c’est le Plan Divin qui organise la manière et l’ordre dans lesquels se présentent les différents aspects à aimer un peu plus à chaque fois, en fonction de nos capacités… et de l’urgence…

C’est une forme de musique merveilleuse nous proposant notre ouverture de conscience qui se présente à nous sans que, en général, nous le décidions nous-même volontairement…

Ce n’est pas dans un ordre que notre logique mentale limitée puisse, en général, comprendre…

Alors, c’est simple en fait : « C’est aimer et laisser faire ! »

Voilà ! Oui ! Il n’y a pas de soucis à se faire… Tout se présentera au bon moment…

Et si c’est inacceptable pour l’instant par nous… He bien ! Cela ne se présentera tout simplement pas encore !

En effet, quelque chose que nous sommes absolument incapables d’aimer aujourd’hui ne se présentera pas à notre conscience aujourd’hui…

Ah non ! Il y en a certainement une tonne de choses que je suis encore incapable d’aimer !

Je n’ai pas du tout envie de les voir arriver les unes après les autres !

■ 

Non, non, non ! Ce n’est pas possible que cela arrive dans la dysharmonie !

Pourquoi ? 

La Lumière nous protège et nous enseigne… Patiemment

■ 

Parce que nous avons une protection naturelle…

Ah oui ! J’avais oublié ça… Et pourtant, c’est important !

Ne se présentera à ma conscience que ce que je suis capable d’aimer.

■ 

Oui voilà ! … Par exemple : tel aspect de la vie, tu n’es pas encore capable d’apprendre à l’aimer… Alors il ne se présentera pas encore à ta conscience… Et en effet, dans ce cas, cela serait complètement contre-productif.

Mais, cela pourra se présenter à la conscience de ton voisin, parce que, lui , il est déjà capable aujourd’hui de commencer à apprendre à l’aimer…

La vie est « un cours de bonheur », mais « sur mesure » !

Chacun de nous a un précepteur particulier : c’est Dieu Lui-même.

Les leçons d’amour que la vie nous présente nous sont proposées en fonction de nos capacités, et ceci dans l’ordre parfait permettant au mieux notre apprentissage !

Et la leçon est répétée, autant de fois que nécessaire, jusqu’à ce que nous soyons enfin capables d’aimer tel ou tel aspect de notre vie.

Telle leçon peut donc ne durer que quelques secondes, parce que nous avons été capables d’apprendre à aimer presque instantanément ce que nous nous sommes proposé à aimer… 

Mais cette même leçon peut durer des années, patiemment, ou même, et c’est souvent le cas, des vies et des vies ! 

Donc, pour résumer : chaque fois que je prends conscience de quelque chose, c’est que je suis capable de l’accepter !

■ 

Non, ce n’est pas tout à fait ça ! Chaque fois que tu prends conscience de quelque chose, c’est que tu est capable d’apprendre à aimer plus cette chose dont tu prends conscience.

Attends ! Et qu’est-ce que j’ai dit ?

Eh bien… Je ne le sais plus… On le verra puisque c’est enregistré. Je ne m’en souviens déjà plus !

Rires…

En fait, je crois que là, nous revenons sur la discussion que nous avons déjà eu à propos de « aimer » et « accepter » ! Enfin… Peu importe…

Enfin, tu peux faire comme tu veux… Mais ce que je veux dire, c’est que nous ne verrons toujours venir à notre conscience uniquement ce que nous pouvons digérer aujourd’hui, c’est à dire ce que nous pouvons apprendre à aimer un peu plus aujourd’hui… 

Oui, c’est ça !

Mais, ce que nous ne sommes pas prêts à digérer, parce que nous n’en sommes pas du tout capables à cet instant, parce que nous n’avons pas encore assez de sagesse, eh bien cela ne se présentera pas encore à notre conscience.

Mais, le corolaire de cela, c’est que si ça se présente à nous à cet instant, c’est que nous « pouvons » mieux l’aimer… Sinon, cela ne se présenterait pas à notre conscience !

Oui, oui ! Je comprends bien.

Donc nous sommes en sécurité… quelle que soit nos préjugés !

Oui, oui ! Mais, c’est important de le dire parce que du coup, nous nous sentons en sécurité… Et du coup nous pouvons y aller !

Voilà ! Nous pouvons peut-être aimer ce qui nous arrive ! En tous les cas, nous pouvons apprendre à l’aimer…

Même si nous nous bloquons en prétendant que nous ne pouvons pas l’aimer : nous sommes cependant « réellement capables » de mieux l’aimer, c’est à dire d’en être plus heureux… C’est certain ! Sinon cela ne se présenterait pas à notre conscience.

Donc, si tu veux, chaque instant que nous vivons… Eh bien, à la mi-temps d’après, nous pouvons mieux l’aimer, nous sommes capables d’en être plus heureux… Et ceci, même si nous avons pu prétendre jusqu’à là que ce n’était pas possible !

Ça, c’est sûr ! Il y a la garantie que c’est possible ! Nous allons le faire ou ne pas le faire parce que nous avons notre libre arbitre, mais là, nous « pouvons » choisir de le faire.

Nous en sommes capables ! Nous avons la carrure pour le faire ! Nous avons les muscles pour le faire ! Nous avons tout ce qu’il faut pour pouvoir le faire ! 

Si cela se présente à notre conscience, c’est que nous pouvons l’aimer mieux !

Je suis têtue : mais j’en reviens justement à cette chose qui s’est présentée : que « je ne retrouvais plus la joie »… Je ne sais plus bien comment j’ai dit ça…

Ce que j’ai écrit, quand tu l’as dit, c’est : « J’ai du mal à retrouver la joie » …

Oui ! J’ai du mal à retrouver la joie.

Dieu est Imperdable

En réalité, ce n’est pas possible ! C’est incompréhensible ! Parce que la Joie dont nous parlons là, Elle, Elle est Éternelle, Elle est Absolue : c’est Dieu Lui-même…

Donc…

Mais alors, si cependant j’ai cette pensée-là, qu’est-ce que je peux…

Eh bien, quand tu m’as dis ça : « J’ai du mal à retrouver ma joie », c’est la même chose que si tu m’avais dit : « J’ai du mal à retrouver Dieu » … 

Mais Dieu, tu ne L’as jamais perdu ! Nous ne pouvons jamais Le perdre, puisqu’Il est Tout !

Dieu est Imperdable… Il est Omniprésent…

Et puis, si l’on utilise tout simplement la question la plus importante que l’on puisse se poser : Quand as-tu été heureuse de penser « J’ai du mal à retrouver ma joie » ?

Jamais ! Ça, c’est vrai, sans aucun doute !

Bon, alors, je peux la transformer cette phrase ? Je peux dire : « Je n’ai… Je n’ai… »

Tu peux dire, si tu le veux, par exemple : « J’ai de moins en moins de mal à retrouver la joie. »

Mais, j’ai de plus en plus de mal à reprendre conscience de la joie !

Pour moi, ça c’est faux ! Non ! Ce n’est pas du tout ce que j’observe ! Toi, tu as clairement de plus en plus de facilité à retrouver la joie.

Eh bien non ! Moi, je ne la trouve pas, en ce moment ! Je suis de plus en plus impactée…

L’ombre a peur de mourir

Mais là, ça y est ! Voilà ! Là, dans les quelques phrases que tu viens de dire, tu viens de retrouver d’anciennes habitudes ! 

Ce n’est que de l’ombre… Ce n’est que de la perte de conscience de la Lumière. 

Tu l’as dit toi-même, tu n’as jamais été heureuse de penser cela, même si tu l’as beaucoup pensé !

Oui, c’est bien vrai… Tu as raison… Et je ne suis vraiment pas heureuse de penser de tels choses…

Alors, comment vas-tu faire, si tu choisis de les penser : tu vas ensuite te croire obligée de les argumenter… Tu vas te faire l’avocate de l’ombre !

Alors, là, tu va te dire : « Non, ce n’est pas possible  que je retrouve ma joie pour telle ou telle raison ! », « Le Bonheur, ce n’est pas pour moi… » etc. Mais tout cela, ce sera une argumentation qui va nécessairement être ombreuse… et donc douloureuse.

C’est à dire que nous avons toujours pris des arguments de l’ombre pour défendre notre ombre. 

Et alors, bien sûr, tu ne serais alors heureuse d’aucun des arguments que tu vas utiliser pour dire que tu as eu raison de penser ce que tu n’étais pas heureuse de penser et que tu as donc eu raison de souffrir…

Mais, pendant trop longtemps, nous n’avons pas osé faire autrement, parce que si nous pensons la Lumière, alors hop ! Notre ombre va disparaître !

Et là, c’est la panique de l’ombre en nous ! La plus grande peur de l’ombre, c’est de mourir… En effet l’ombre sait qu’elle va mourir, elle ne croit pas en l’Âme…

Alors, dans son aveuglement, c’est la panique… Et dans cette état de panique, l’ombre en nous s’enfonce et se fait encore une fois l’avocat d’elle-même !

Mais, c’est bien classique… Et nous avons tous vécu cette expérience…  que ce soit nous-même personnellement ou bien nous-même en tant qu’humanité…